JUSTICE – Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de N’Djamena, Youssouf Tom, a animé un point de presse mercredi dernier relatif à l’incident survenu au marché Champ de fil à N’Djamena.

“ Le 14 juillet dernier, un incident malheureux s’est produit au marché dénommé Champ de fils ayant opposé un colonel de l’armée à un groupe de jeunes “, a rappelé le procureur Youssouf Tom. « La zizanie entre les belligérants a été exacerbée jusqu’au point où deux jeunes ont été blessés par balle d’une arme de pointe détenue par le colonel. Conduits à l’hôpital Tchad-Chine, un des jeunes succomba de suite de ses blessures » précise-t-il.

Un mandat d’arrêt a été émis contre le colonel, malgré son état, informe le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de N’Djamena. Le colonel qui a failli être lynché par les jeunes a été admis à l’Hôpital de la Renaissance et des policiers étaient installés à son chevet pour éviter une éventuelle vendetta et s’assurer qu’il sera traduit en justice une fois guéri.

Le procureur Youssouf Tom informe également que six jeunes ont été identifiés, arrêtés et traduits en justice, actuellement à la Maison d’arrêt d’Amsinéné. Il a déploré cependant l’utilisation malsaine des réseaux sociaux par les Tchadiens. “Au Tchad, le peuple fait un usage pernicieux des réseaux sociaux ” a-t-il dit. C’est en réponse aux images qui circulent sur les réseaux sociaux faisant état d’une exécution des jeunes arrêtés. Les présumés auteurs de coups et blessures sur le colonel « se portent bien ».

Malgré l’explication du procureur Youssouf TOM, des esprits partisans se sont montrés véhéments et indexicaux. Pour ceux qui se considèrent proches du colonel, le procureur n’a pas dit la vérité, ou il n’a pas fourni les bonnes réponses. Force est à la loi, il n’en demeure plus qu’a toute partie qui se sentirait lésée d’ester la justice pour faire entendre la vérité. Les injonctions diverses qui sont dites sur les réseaux sociaux sont ignobles. On ne peut pas traiter un citoyen ayant les mêmes droits que soit de mots réducteurs et passibles de justice. Le Tchad que nous chérissons tous ne peut se bâtir et y être érigé que sur la justice, l’égalité, et le droit. Tout autre qualificatif ne peut résonner que comme fausse note. Vivons ensemble dans le respect de tout un chacun sans prévenir l’hécatombe.

Tchadanthropus-tribune

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