La suite du procès de la drogue reprend ce lundi 20 juillet au palais de justice de N’Djamena. Vendredi dernier, les juges ont pu évacuer 7 affaires sur 8, et les 04 dossiers devraient avoir leur épilogue ce lundi dans la journée.

Vendredi dernier, les juges ont requis après un délibéré à huis clos, le verdict final en procédant à distribuer des peines de 10 ans de prison à des généraux dont les noms n’ont pas été rendus public, en plus de 100 000 dollars d’amendes. Un colonel a requis 5 ans de prison et 50 000 dollars d’amendes. Ce qui est sidérant ce qu’au grand jamais ces généraux ou colonels iront faire leurs peines. Ils seront exfiltrés par leurs parents et renvoyés au village le temps de se faire oublier. Ce stratagème est constamment connu en milieu de justice, et les Tchadiens savent que personne ne fera sa peine sauf les autres menus fretins condamnés dans cette affaire.

Ce vendredi, parmi les personnes appelées à la barre, il y avait le directeur général des douanes et des droits indirects Mahamat Charfadine Abdelkerim alias Beguéra, le commandant de brigade Ahmat Aira qui a saisi la cargaison contenant la drogue et Saleh Adam Tom qui est soupçonné d’avoir tenté de corrompre le directeur général des douanes, Beguéra. Le juge, président du Tribunal de grande instance de N’Djamena Hamit Moustapha Nour n’a pas jugé nécessaire de trop questionné le DG des Douanes, peut-être à cause de leur proximité parentale, lui qui aurait conseillé à Beguéra de chercher une conciliation avec quelques présumés trafiquants en prison afin qu’il ne soit éclaboussé.

Parmi les 04 affaires en question, celui de Idriss Togoï retient notre attention. Notre investigation a pu recueillir plusieurs documents et des vocaux émanant de la partie qui l’accuse d’être l’instigateur principal de cette affaire, et que c’est lui qui aurait (conditionnel de mise) organiser toute la filière.

Adam et Siddick les frères Abdelrassoul, nom de l’ancien musicien tchadien des années 70/80. (Adam) emprisonné au Bénin et Siddick entrepreneur de mobilier à N’Djamena, expliquent que c’est avec Idriss Togoï que les choses ont été faites. En nous rapprochant de l’entourage de Idriss Togoï, c’est une autre version qui est racontée. Toutefois, les multiples documents à notre disposition leur croire que cette affaire est sérieuse et a plusieurs en dessous. Nous laisserons les lecteurs en juger et faire leur opinion dans une affaire de drogue où le monde entier a les yeux braqués sur le Tchad… Nous reviendrons avec d’autres documents et un autre article après le jugement qui sera fait ce lundi… À suivre.

Tchadanthropus-tribune

3280 Vues

  • Vraiment les lawlaw est inné chez les gourane. Toujours dans le zouloum, escroquerie

    Commentaire par Vérité le 21 juillet 2020 à 12 h 26 min