150 éléments de la rébellion Tchadienne, accusés d’être impliqués dans la mort du président Idriss Déby Itno, seront jugés lundi à Kléssoum, dans une prison de haute sécurité,  selon une source judiciaire contactée.

 

Ils sont poursuivis pour terrorisme, enrôlement d’enfants dans la rébellion, mercenariat, atteinte à la sûreté de l’État et assassinat du président en exercice.

Le président de transition du Tchad avait promis d’accorder une amnistie à un certain nombre de membres du groupe rebelle, mais cela n’a pas été concrétisé. La grâce pourrait toutefois intervenir après le jugement, pour respecter la procédure. En avril 2021, l’armée tchadienne a annoncé avoir tué plus de 300 rebelles qui menaient une incursion dans le nord du pays depuis huit jours. Elle a également fait 150 prisonniers et a perdu cinq de ses militaires dans des combats, tout en affirmant que la situation était sous contrôle.

 

18 mois après la mort du président Idriss Déby Itno, les négociations entre le principal mouvement rebelle, le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), et le gouvernement tchadien sont dans l’impasse.

 

Le FACT a claqué la porte des pourparlers de consolidation de la paix, affirmant que ses membres détenus n’avaient pas été libérés.

Le FACT est un groupe politico-militaire tchadien composé principalement de membres de l’ethnie gorane, à laquelle appartenait l’ancien président Hissène Habré. Il a été fondé en 2016 par Mahamat Mahdi Ali après une scission de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD).

Le FACT a lancé son offensive depuis ses bases arrière en Libye le jour de l’élection présidentielle en avril. Le groupe s’est engagé aux côtés des forces de Misrata en Libye, contre l’État islamique et l’Armée nationale libyenne du général Khalifa Haftar.

Le Tchadanthropus-tribune avec Alwhida

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