De source bien informée, le ministre des Affaires étrangères M. Chérif Mht Zène devrait organiser du 19 au 21 novembre 2019, la Conférence des Ambassadeurs, édition 2019 sous le thème “ Le renforcement de l’outil diplomatique face aux défis sécuritaires et du développement durable “ à l’hôtel Hilton de Ndjamena qui fermera incessamment ses portes pour problème économique.

À cette conférence, il y aura de différents panélistes qui interviendront sur des thèmes variés.

L’objectif de cette conférence vise à pallier les manquements de la diplomatie tchadienne à l’échiquier international, et qui souffre d’énormes ambiguïtés et de difficultés à se sortir d’une léthargie voulue et entretenue.

Une fois de plus, il faut le rappeler que pour organiser un tel événement, il faut des bases de données préalables, un travail de terrain dans toutes les missions diplomatiques afin de recueillir toutes les doléances. Car, on ne peut préparer une telle conférence dans l’échéance de 1 mois. Et certains supposés cadres nommés dernièrement ne peuvent pas faire ce travail charnière. Le fait de nommer n’importe qui à la diplomatie ne fait qu’ombrage à la qualité du résultat requis.

Même si les textes disent que la nomination d’un ambassadeur relève du pouvoir discrétionnaire d’Idriss Deby, cela n’a pas empêché le ministre des Affaires étrangères de nommer ses hommes à la place qu’il ne faut pas.

Force est de constater que certains Ambassadeurs sans une grande expérience ne maîtrisent pas les dossiers affairant à la diplomatie. Comment peut-on s’attendre à un résultat permettant d’asseoir une conférence des ambassadeurs ?

Hormis les problèmes de compétences viennent s’ajouter d’autres aspects propres aux budgets des chancelleries et l’absence pour certains de frais de fonctionnements. Les exemples sont nombreux : Ryad, entre autres.

Pour faire déplacer un tel nombre des personnes, il faut mettre à leur disposition des documents permettant la facilité de leur déplacement.

Il ne faut pas oublier qu’en plus, durant deux ans, la diplomatie tchadienne n’a encaissé que des coups négatifs.

Pour rappel, le Tchad a été placé dans le fameux (Travel bande) des États-Unis d’Amérique pendant 6 mois cela a affecté la diplomatie tchadienne. Cependant, le ministre n’a pas pu soustraire le Tchad au système des Nations unies qui maintient jusqu’à présent le Tchad parmi les pays à risques.

Chérif Mahamat Zène a plaidé le 28 août 2019 pour un réexamen de la liste des pays à risques dans laquelle figure le Tchad, au cours d’une réunion de travail avec les représentants des agences du système des Nations Unies. Mais hélas rien n’y fait.

D’autres faits négatifs sont à prendre en compte, notamment quand Idriss Déby s’est fait humilier lors de la signature des accords entre les civils et les militaires pour une passassions de pouvoir. L’échec auprès des bailleurs pour financer les élections, en passant par le couac de Sotchi en Russie où Déby n’a pas été reçu par Poutine.

Est-ce qu’à travers l’organisation de cette conférence, le ministre des Affaires étrangères ne voudrait se racheter par l’organisation de conférence des ambassadeurs pour se racheter ?  

Si oui, cette conférence est vouée à l’échec. En plus que de l’avis des fonctionnaires du ministère, aucun personnel des affaires étrangères, premier concerné par cet événement n’est impliqué dans l’organisation.

Dès alors quelle est l’essence de cette conférence ?

Bien avant cela, l’organisation d’un tel événement a été minutieusement organisée, surtout qu’elle consiste à donner de grandes orientations de la diplomatie tchadienne.  

  • De faire l’état de lieux
  • De fixer les perspectives d’avenir pour une diplomatie forte et agissante dans un monde en perpétuelle mutation.

Mais le rajeunissement du corps a été trop brusque et cela a rendu médiocre cette diplomatie caractérisée par des affinités.

Malgré certaines caractéristiques profondes de lacunes, le ministre veut tenir la conférence qui paraît aux yeux de nombreux observateurs comme sa chose.

Un très bon ambassadeur ne fait pas un bon ministre des Affaires étrangères. Chérif Mahamat Zène était un ambassadeur sans pareil dans la droiture, et l’excellence de la mission diplomatique. Mais comme ambassadeur plusieurs dysfonctionnements non appréciables semblent émis.

Le pays traverse une crise économique sans précédent. En plus les élections s’annoncent à l’horizon, alors pourquoi cet engagement ? Toutes ces questions laissent penser que le premier responsable de la diplomatie tchadienne cherche une voie de sortie.

Pour certains observateurs, le personnel de MAE croit à la professionnalisation de ce corps. De laisser les professionnels faire leur travail, et de remédier avec le clientélisme flagrant et le népotisme caractérisé. 

Correspondance particulière

Tchadanthropus-tribune

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