Initialement prévue à Bruxelles, puis Paris, la table ronde de la Cemac sur les partenariats publics-privés s’est finalement tenue à Brazzaville et a rassemblé le ban et l’arrière-ban des avocats spécialisés.
 
Avec le premier ministre congolais Clément Mouamba et l’oligarque en disgrâce Paul Obambi en maîtres de cérémonie (Africa Intelligence du 05/01/21), le symposium sur les partenariats publics-privés (PPP) de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) s’est finalement tenu à Brazzaville les 21 et 22 décembre. Initialement prévue à Bruxelles, la réunion avait été d’abord rapatriée à Paris (Africa Intelligence du 07/10/20), avant que la capitale congolaise ne soit finalement choisie.
 
Parmi les très nombreux avocats et consultants qui ont fait le déplacement figuraient entre autres Hugues de la Forge (Fidal & associés) et Marc Teyssier d’Orfeuil (Com’Publics), tous deux spécialisés dans la rédaction de législations PPP, dont sont actuellement dépourvues plusieurs pays de la Cemac, à l’instar du Congo et de la RDC. Etaient également présents le député d’obédience macroniste Bruno Fuchs, par ailleurs vice-président de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, ainsi que l’ancien ministre des finances Michel Sapin, désormais associé du cabinet d’avocats Franklin (Africa Intelligence du 18/12/20).

Onze grands projets à financer

Via cette table ronde, la Cemac tente de réunir une enveloppe de 4 milliards de dollars pour onze projets d’infrastructures dans la zone, tous menés sous forme de PPP – 700 millions ont déjà été mobilisés via notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et son fonds Africa Growing Together Fund.
 
Parmi les projets envisagés figurent notamment la route Kogo-Akurenam entre la Guinée équatoriale et le Gabon (467 millions de dollars), la construction des tronçons manquants sur la route Ndende-Dolisie (261 millions de dollars) et la création des ports secs de Beloko et de Dolisie (215 millions de dollars chacun).
 
Plusieurs de ces projets intéressent les groupes français Eiffage, Razel et Bouygues, ainsi que le fonds Meridiam de Thierry Déau, qui est en train de finaliser la structuration de son second fonds africain (Africa Intelligence du 23/11/20) après le premier, lancé en 2015.

Tchadanthropus-tribune avec la Lettre du Continent

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