Plus d’un mois après le début de l’embargo imposé par l’Arabie saoudite et ses alliés contre le Qatar, quelques rares pays africains ont adopté une position neutre, quand la majorité d’entre eux optaient pour le camp saoudien. Les soutiens ont été âprement négociés, tandis que les conséquences diplomatiques, militaires et économiques divisent l’Afrique de l’Est et la Corne du continent.
Trump fait payer à el-Béchir sa neutralité envers Doha. En prolongeant l’embargo contre le Soudan, l’administration Trump sanctionne l’un des rares pays à ne pas avoir choisi son camp entre Riyad et Doha. El-Béchir cherche des soutiens arabes. Le choc de la décision américaine, le 12 juillet, de proroger de trois mois les sanctions contre Khartoum a été d’une forte magnitude au palais présidentiel. Brutalement, le président Omar el-Béchir a décrété la suspension du Comité des négociations avec l’administration Trump, qui inclue plusieurs ministres ainsi que le directeur du National Intelligence and Security Service (NISS) et le général Mohamed Atta al-Moula Abbas. Ce dernier prône avec le chef de la diplomatie, Ibrahim Ghandour, le maintien de la coopération avec Trump, et ce malgré la poursuite de l’embargo. Si les Américains justifient officiellement leur politique par la persistance de manquements au respect des droits de l’homme au Soudan, cet argument dissimule la volonté de Washington de sanctionner le régime d’el-Béchir pour sa neutralité dans la crise avec le Qatar (LOI nº1453). L’attentisme de Khartoum a provoqué l’ire des Saoudiens alors que ceux-ci ont inlassablement œuvré pour la levée des sanctions américaines à l’encontre du Soudan (LOI nº1448). Il semble que le prince héritier saoudien, Mohamed bin Salman, a lui-même poussé pour le prolongement de l’embargo en attendant un repositionnement soudanais dans la crise qatarie. Aussi, le numéro un soudanais s’apprête à s’envoler pour Koweït City et Abou Dhabi, à la recherche d’un parapluie auprès d’alliés des Etats-Unis. Il a bien évidemment exclu le Qatar de sa tournée et espère encore une invitation de Riyad. Mais selon nos informations, les Saoudiens ne sont pas enthousiastes à recevoir el-Béchir, ce qui le pousse à vouloir se rapprocher de l’Egypte. Cette dynamique explique que le vice-premier ministre et porte-parole du gouvernement soudanais, Ahmed Bilal Osman, ait déclaré que son pays “ne tolérera pas de groupes affiliés aux Frères musulmans sur son territoire”. Il a par ailleurs prôné une mise en eau du Grand Ethiopian Renaissance Dam (GERD)”en sept ou huit ans au moins” pour ne pas empiéter sur les quotas du Caire et de Khartoum.
Malgré les pressions, Khartoum reste neutre dans la crise qatarie Alors que Khartoum n’a pas pris de position claire dans la crise qatarie , les ambassadeurs saoudiens et émiratis au Soudan ont rencontré, le 16 juin, le chef de la diplomatie soudanaise, Ibrahim al-Ghandour. Omar el-Béchir n’entend pas sortir de sa neutralité. Malgré les injonctions des Egyptiens à sortir de cette zone grise, rien n’y a fait, car il mise sur les bons offices de l’émir du Koweït, Sabah al-Ahmad al-Sabah. Une semaine après que l’Arabie saoudite a rompu ses relations avec le Qatar, la capitale soudanaise accueillait le ministre qatari d’Etat aux affaires étrangères, Sultan bin Saad al-Muraikhi. Selon nos informations, le président soudanais se serait engagé à soutenir publiquement le Qatar le moment venu, afin de ne pas provoquer l’ire de Riyad et d’Abou Dhabi qui œuvrent à la levée des sanctions américaines
Tchadanthropus-tribune avec la lettre du Continent.
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  • Pour avoir fait des missions en Afrique durant deux décennies, je narrête pas dalerter sur limmense escroquerie en cours. Lorsque jenseignais en Afrique, tous les enfants avaient comme projet de vie démigrer en Europe. Chaque Erythreen, soudanais, Yemenite , Kenyan etc. ..qui arrive en Europe et qui obtient lasile retourne immédiatement en vacances ou il devient héros ( alors quil a déclaré être en danger de mort dans son pays). Meme au social, il multiplie ses revenus par 50 vu les salaires de 20 euros chez lui. Ces Subsahariens ne fuient pas la guerre mais réalisent un vieux rêve, celui de rejoindre lEurope et ramener femmes et enfants pour vivre mille fois mieux que chez eux. Cest une immigration économique définitive qui utilise lasile ou tout autre moyen ( mariage blanc, gris, etc.. ) pour arriver à ses fins. Le nombre fera imploser la Suisse par des problèmes ethnico-socio-religio-culturels sécuritaires et civilisationnels. Ce nest pas les coûts mais bien cette immigration qui est dévastatrice. Même au social, ils continuent à faire des enfants quils ne peuvent assumer. viagra online

    Commentaire par Kale le 8 avril 2018 à 16 h 49 min