En pleine crise du Covid-19, la Chambre africaine de l’énergie étoffe son équipe pour tenter de mener la médiation entre les compagnies et les gouvernements.

Nommé en avril comme président de la zone CEMAC (Cameroun, Guinée équatoriale, Gabon, Centrafrique, Tchad) de la Chambre africaine de l’énergie (CAE), l’équato-guinéen Leoncio Amada Nze est issu d’une famille influente. Son père, l’actuel vice-président du Sénat Agustin Nze Nfumu, est un des proches du président Teodoro Obiang Nguema. Nfumu peut se targuer d’une vie politique riche : vice-ministre des affaires étrangères puis ministre de la communication et du tourisme, ambassadeur à Londres et secrétaire général du Partido Democrático de Guinea Ecuatorial (PDGE, au pouvoir) jusqu’en 2003. Après avoir candidaté pour le poste de patron de l’Unesco en 2017, il est désormais vice-président du PDGE. Son fils, Leoncio Amada Nze, a pu profiter de son influence pour construire une belle carrière, il était notamment jusqu’à peu le directeur des entreprises d’Etat au ministère du pétrole. Il est également le fondateur d’APEX Industries, partenaire en Guinée équatoriale du géant des services pétroliers Subsea 7. Durant ses quatre ans au ministère, il a pu nouer des contacts avec toute l’industrie pétrolière.

Le président de la Chambre africaine de l’énergie, NJ Ayuk, a également nommé la kenyane Elizabeth Rogo responsable de l’organisation pour l’Afrique de l’Est (Kenya, Soudan du Sud, Éthiopie, Ouganda, Tanzanie, Rwanda et Burundi). Fondatrice de Tsavo Oilfield Services, Elizabeth Rogo est une ancienne de Weatherford International et Baker Hughes.

Créée en 2016 par le président du cabinet d’avocat Centurion, NJ Ayuk, la Chambre africaine de l’énergie, dont le siège se trouve en Afrique du Sud, a pour but de défendre l’industrie pétrolière. Elle avait déjà nommé Sergio Puglies (proche du MPLA) représentant en Angola (Africa Intelligence du 14/05/2019).

Tchadanthropus-tribune avec la lettre du continent

333 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article