Plusieurs ministres ont fait le déplacement d’Amdjarass pour l’ouverture du festival du Sahara. Ils étaient émerveillés par les infrastructures de cette bourgade jadis un hameau de 4 cases, un puits et quelques ânes. De retour vers Ndjamena dans l’avion qui les ramenait, ils sont allés chacun de son petit commentaire, voici ce qu’ils ont dit entre eux – “Comment investir de telles infrastructures (mosquée, aéroport, villas de haut standing, des routes, électricités propres, éolienne, bitumes) dans une ville où ne vivent que quelques personnes pour la plupart de troisième âge ? Un hôtel 5* dans lequel nous étions logés, apparemment toujours inoccupé en dehors de notre délégation. On comprend pourquoi nous sommes en crise. Tout l’argent du pétrole est investi dans ce bled sans aucune rentabilité pour le pays. Le Président Deby veut faire de sa ville (pourtant pas sa ville natale, puisque sur l’état civil il serait né à Berdoba) la capitale politique. Mais ce n’est pas de cette manière qu’il faut encourager la sympathie des tchadiens. On sait où se trouve l’argent maintenant etc.” Voilà ce qui traduit l’état d’esprit de certains ministres, et membre du gouvernement, qui aujourd’hui observe un problème de conscience sur le fait d’être dans le gouvernement, dans un pays où on est entrain de faire souffrir les travailleurs. S’ils sont ensemble ils sont solidaire, mais en l’observation de ce qui apparaît comme un apartheid, ils deviennent amères. Une autre observation de mise de la part d’un correspondant, pourquoi construit t’on un tunnel dans la montagne à Amdjaress ? Ce chantier est construit par des européens de l’Est depuis 2 ans, avec une piste d’hélicoptère, où aucun visiteur ne doit s’approcher en dehors d’une garde triée sur le volet. Au Tchad, il y a Amdjaress, et le reste du pays. Bessada, Gbadolité, ou Kara, toutes ces villes jadis de présidents viennent après. Chégué Idriss Déby

Tchadanthropus-tribune

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