De sources bien informées, les en dessous des influences autour des documents sécurisés du Tchad continuent de plus belle. Notre investigation montre clairement que la faisabilité des documents (Passeports, cartes d’identité, permis de conduire et cartes grises) rapporte beaucoup d’argents aux propriétaires définis, puisqu’ils usent et abusent du personnel de l’état, des services de l’état, et du domaine de l’état. Du coup il n’y a pas de charges propres à payer, et les bénéfices sont comptés en des milliards de FCFA. L’état a raison de reprendre les activités attenantes à ces documents qui lui permettront en cas de bonne gestion, de rentabiliser la création des documents sécurisés.

 

Depuis lors, à la création de l’ANATS par l’État et la reprise de la gestion des titres sécurisés par le Gouvernement, le PDG de la société privée SOGECT qui gérait les documents officiels de l’État (quoi que beaucoup de commentaires ont été dits là dessus) aurait juré de l’avis de plusieurs témoins, de reprendre cette affaire qui lui rapportait beaucoup d’argents sur le dos de l’état et des Tchadiens. Allez voir comment l’individu est assis sur une opulence insolente par rapport au milieu social des Tchadiens.

Selon des sources proches de lui, ses proches affirment sous anonymat qu’il aurait engagé plus de 500 millions de FCFA à la disposition de Hissein Tolli (ex-directeur des écoutes à l’ANS) pour gérer et corrompre les inspecteurs de l’IGE en mission à L’ANATS. Jean Bernard Padaré a été cité dans cette affaire, alors qu’il est malgré lui un intermédiaire de conseil juridique afin de faire annuler les contrats en cours d’exécution et qui sont déjà à hauteur de 60 %. Idriss Déby à qui on rapporte des fiches d’informations serait induit en erreur dans cette affaire où les protagonistes à qui il fait confiance ne lui disent la vérité que de manière dirigée selon les intérêts des uns et des autres.

 

À Paris, la rédaction de Tchadanthropus-tribune a pu entrer en contact avec un responsable de l’administration de SAFRAN/SELP au cœur des contrats. La narration émise laisse plus d’un sur le carreau. Comment des contrats signés et exécutés à plus que 60 %, alors que le Tchad en manque d’argent s’est endetté auprès d’une banque pour régler l’ardoise, et c’est ces contrats qu’Idriss Déby mal informé décide de l’annuler ? A-t-on lu explicitement les termes des contrats et jusqu’à quel niveau notre pays serait perdant si une annulation est faite ?

 

Le rapport officiel du chef de mission de l’IGE à l’agence (ANATS) a été royalement ignoré et mis de côté par Hissein Tolli et son patron Nassour Glendougsia. Par contre le rapport présenté à Idriss Déby ne reflète aucune réalité sur les activités de l’agence et les contrats signés avec les deux sociétés françaises. Si la présidence voulait connaître la vérité, qu’elle fasse appel à un organe indépendant afin de lui établir un rapport détaillé. Plusieurs inspecteurs de l’IGE sont suspectés de corruption et désorientent les vraies conclusions des contrôles parce qu’ils touchent des sommes d’argent. Idriss Déby est bien au courant de ces méthodes puisque plusieurs fiches de l’ANS lui seraient portées à ce sujet.

 

La même source parisienne affirme que les indications portées à Idriss Déby sur les marchés accessoires n’ont rien à voir avec les 19 milliards évoqués par l’IGE selon les instructions de Hissein Tolli.

 

Pour information, le projet de recensement des populations et des titres sécurisés a été un des éléments essentiels pour la levée des sanctions des Américains contre le Tchad, et d’ailleurs l’ambassade des États-Unis à Ndjamena contacté par nos soins continue d’exprimer ses inquiétudes et reste interrogative quant à l’introduction d’une société belge afin de sursoir à SAFRAN et SELP, qui sont très avancés sur le sujet.

 

Pourquoi veut-on introduire les Belges ? Ce n’est pas parce que le Tchad devrait bénéficier des royalties, non plus d’un quelconque intérêt. Le seul intérêt dans cette affaire et que ceux qui tirent les ficelles en cachette voudraient gagner des commissions qui leur seront versées. Le Tchad perdra sans doute plusieurs milliards, en plus d’une dette qui serait échelonnée puisque l’argent des documents sécurisés a été viré après octroi de crédit pour notre pays. Pire, on veut faire une concession sur 20 ans pour les Belges. Cette information a été confirmée à notre rédaction par une source qui ne souffre d’aucun mensonge. Fiable à 100 %.

 

L’histoire des documents sécurisés pousse les membres du clan autour de Déby à se tirailler méchamment, et les coups sont portés sans merci. Une concurrence énorme en découle, car l’argentier (Bedey) autour de son oncle (Déby) n’approuve pas la réussite des siens. Les proches se souviennent encore des taillades avec un certain About Hachim hier son chauffeur et aujourd’hui maire de la ville d’Amdjaress, et aujourd’hui c’est un autre répondant au nom de Mahamat Oumar Kessou. Le sieur Kessou travaillait à la société SOGECT-Tchad avant la reprise par l’état sur la gestion des documents sécurisés. Le hic qui fait la foudre sur lui est que pourquoi doit-il accepter de travailler à l’ANATS et y poser son expertise. Mahamat Oumar Kessou devient l’ennemi numéro un puisqu’il travaille de l’autre côté.

 

Quelqu’un disait que le Tchad est devenu un butin de guerre pour certains, qui ne conçoivent pas du tout l’esprit républicain. Pour eux, tant qu’Idriss Déby dirige le Tchad, tout doit leur revenir, et pour cela ils vont jusqu’à outrepasser les lois de la république. Ils concourent à liquider les adversaires à coup de corruption, de mensonges, oubliant de facto que leurs démarches vont à l’encontre du même Idriss Déby qui cherchent selon ses dires à mettre de l’ordre, à combattre le clientélisme, les corruptions, les détournements, et asseoir la bonne gouvernance.

 

Même diablement riche et de manière illicite, l’on ne veut laisser le Tchad se développer. Jusqu’à quand les Tchadiens accepteront qu’on leur marche dessus ? Ils sont les seuls à arrêter cette hémorragie.

Tchadanthropus-tribune

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