Il faut dire sans ambages que les rapports des ONG (Amnesty International, SURVIE, la ligue des droits de l’homme, etc.) ont eu la peau du sieur Ismaat, ancien DG de l’ANS (Service de renseignements et police politique du régime). L’ancien DG de cette sinistre organisation arrêtait les leaders de la société civile, des activistes, en le jetant dans le coffre de sa voiture, faisant un rallye à travers la ville avant de les déposer au poste. Les échos des interrogatoires musclés et humiliants comme ce qu’a vécu Mahyedine Babouri sont remontés jusqu’à l’international. Selon nos informations, les nouvelles autorités françafricaines d’Emmanuel Macron ont fait cas à la dictature tchadienne sur l’aspect droit de l’homme. Pour plaire à ceux qui le maintiennent sous perfusion, Idriss Déby limoge Ismaat et nomme un de ses hommes de confiance, gendarme et magistrat de formation Kogri Ahmed, attaché de défense à l’ambassade du Tchad à Paris. “ Voilà, je vous nomme quelqu’un que vous connaissez et qui a été pendant presque 10 ans à votre contact “. Tâche archi difficile pour Kogri, car l’ANS est un nid à crabe, géré pendant longtemps par des Soudanais venus dans les malles du MPS, et qui ont maltraité sans scrupule les Tchadiens. L’ANS n’est pas un organe de sécurité dans la règle de l’art, car aucune structure de sécurité ne la régit si ce n’est le décret qui l’érige dans l’anarchie organisée. À 90 %, ses agents sont issus d’une seule communauté dont la plupart sont analphabètes ou semi analphabètes. L’ANS est un organe qui arrête et torture sans aucune forme de procédure, tout est informel, par téléphone, sans respecter le droit administratif, et juridique des citoyens. Les organisations politiques de l’opposition l’ont toutes décriée, car sous l’aspect sécuritaire, cet organe ne respecte aucune procédure. Alors, comment quelqu’un comme Kogri (pour l’instant à sa décharge), former depuis l’ancien régime au concept militaire pourrait se formaliser à travailler dans une structure anarchisante et voulue comme telle ? Toutefois, la prise de service de Kogri sera scrutée à la loupe. N’Djamenois de vécu, rien ne lui sera épargner. À la moindre incartade il aura tout le monde sur le dos et nous avec, sans répit, à relever les inexactitudes et les brutalités du régime Déby, qui n’excelle que par le mépris et l’anti démocratie… À suivre.

Tchadanthropus-tribune

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