Le vice-ministre saoudien de la défense Khalid bin Salman a informé début juin ses homologues du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) que l’Arabie saoudite fournirait d’ici à 2022 un soutien financier de 100 millions d’euros à la force sahélienne. Annoncée en grande pompe par le prince héritier Mohamed bin Salman, dit MbS, en novembre 2017, cette promesse était jusqu’à présent restée lettre morte, malgré les relances amicales de Paris et des capitales sahéliennes. Les contours exacts du soutien financier de Riyad restent encore nimbés de mystère. Ce soutien devrait néanmoins prendre la forme d’un vaste don d’équipements militaires, composés notamment de blindés légers.

Selon le projet initial, le versement saoudien devait financer l’achat de blindés Bastion du constructeur français Arquus. Dès l’été 2018, une liste des besoins avait été dressée par Paris, en collaboration avec les cinq états-majors sahéliens et avait été présentée aux autorités saoudiennes. Mais Riyad n’avait cessé de temporiser. Ce n’est pourtant pas la première fois que l’Arabie saoudite annonce aux pays du G5 Sahel le versement de sa contribution. A l’hiver 2020, MbS avait souhaité organiser, en marge d’un sommet de l’Organisation de la coopération islamique, un événement consacré au G5 Sahel. Ce dernier aurait ainsi dû être l’occasion d’officialiser son appui financier à la force panafricaine. Celui-ci avait finalement dû être reporté en raison de l’épidémie de Covid-19.

Tchadanthropus-tribune avec la Lettre du Continent

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