De sources dignes de foi, un recrutement uniquement dans la communauté Salamat serait en train de se faire dans ladite région hors cadre légale des lois de la République et des indications de l’État.

Selon nos informations, aucune autorité quelconque dans la région ne dément ces faits, mais n’accuse directement que la décision vient d’en haut (comprenez Idriss Déby).

Ce recrutement est décidé au-delà des autres fils de la région que sont les Rachid, Missiryés, Kibets et autres Hémat.

Pourquoi initier ce recrutement ? A-t-il une liaison avec la nomination du nouveau ministre délégué à la défense Daoud Yaya qui avait dès sa nomination initié une démarche dans ce sens, avant d’être déconseillé ?

Tout laisse à croire que si cela continue, cette démarche poserait une grande frustration au sein des fils de la région qui ne comprendraient pas cette politique qui consiste à les écarter d’un plan national. L’exemple des événements qui se sont produits au Soudan est fort illustratif, et cette histoire de recrutement au Salamat d’une seule communauté au détriment des autres risquerait de poser une conséquence assez grave.

Déjà, sur place dans la région, plusieurs voix se lèvent pour porter l’index sur ce projet qui a déjà commencé. La plupart des fils de la région commencent par rejeter ces méthodes qu’ils trouve injustes et n’écartent pas un exode loin de leur terre pour s’opposer.

Si les Arabes Missiryés, Rachids, Awlad Hamid, et Hémat constituent l’épine dorsale des forces armées au Soudan, le recrutement au Tchad ne saurait faire aspect de balance. De prime à bord, aucun qota dans le motif du recrutement n’a été respecté dans notre pays. Jamais le recrutement dans l’armée n’a respecté l’aspect qota des régions. Par ces méthodes, Idriss Déby et son régime risqueraient d’attiser un problème intercommunautaire qui ramènerait une zone déjà assez précaire adossée à la Centrafrique dans une insécurité plus que totale.

D’autres sources parallèles au sein du régime Déby affirment que le strict recrutement des parents Salamat obéit à un objectif macabre et de division des fils de la région. Idriss Déby préparerait dès à présent un nouveau conflit en opposant les Salamat à leurs autres frères qui bivouaquent dans le Darfour soudanais, et dont leurs nombres écument la brigade mobile commandée par un certain Himiti.

Quoi qu’il advienne, la population locale ne doit pas tomber dans ce piège machiavélique dont les chantres diaboliques sont Idriss Déby et son laquais Daoud Yaya, l’actuel ministre délégué à la Défense arrivé au gouvernement par la grâce d’un certain Oumar Déby frère de l’autre.

Tchadanthropus-tribune

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