Chaque entité gère le Tchad en coupe réglée. Notre pays est devenu depuis fort longtemps une république aux relents tribaux et communautaires qui se détache complètement de l’esprit “ État/Nation “.

De la police à la gendarmerie, des gardes et nomades du Tchad à l’armée, les orientations sur les recrutements des hommes et femmes dans ces organes institutionnels sont faites sur des bases tribales, communautaires où les quotas régionaux ne sont point respectés.

C’est ainsi qu’à chaque fois qu’un ministre délégué à la Défense est nommé par la dictature d’Idriss Déby, ledit ministre offre d’abord l’enrôlement des siens à partir de sa région, et même dans la région on va chercher ses proches.

Daoud Yahya, l’actuel ministre délégué à la Défense avait initié ce comportement moribond à l’aube de sa nomination. Si cette opération de recrutement avait fait pschitt à cause de certains Arabes qui ne lui reconnaissait l’identité proposée, il ne s’est point découragé de la démarche. Sans aucune référence sur les documents de l’administration il s’est appuyé sur un certain Moussa Markhouss pour recruter.

  • Annour Ibet au grade de colonel
  • Abderahim Alhabo au grade de colonel
  • Abdehadi Moussa Markhous au grade de commandant
  • Azrag Chaltout au grade de commandant
  • Mahamat Fadoul Safi au grade de colonel
  • Oumar Al-Arif ou son fils au grade commandant
  • Zackaria Yassir au grade de colonel.

Ces personnes n’ayant aucune référence militaire auparavant devraient être nommées au grade d’officiers dans l’armée nationale.

Dans la même continuité, Daoud Yahya aurait instruit de recruter dans la région du Salamat des personnes qui ne pourraient être que dans la communauté Salamat, au détriment de tous les autres groupes ethniques dans cette région. Interrogé par cette décision qui avait surpris les autorités locales de la région, le ministre délégué a laissé entendre que la décision viendrait de l’exécutif, mais selon nos informations même Idriss Déby ne serait pas mis au courant. C’est ainsi que 83 personnes furent recrutées et l’opération stoppée nette pour ne pas fâcher la population de la région à l’approche des élections législatives.

Notre pays a besoin des hommes de carrure et des vrais patriotes pour lui donner une certaine identité. Tous ceux qui gangrènent au sein de ce régime sont pourris par le népotisme, le clientélisme, la corruption, le détournement et l’enrichissement individuel.

Ministre, cadre, fonctionnaire ou citoyen, il faut de la mesure civique.

Tchadanthropus-tribune

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