Voilà encore une des pilules amères que fait avaler Idriss Déby aux Tchadiens.

Par un décret signé par Idriss Déby Itno, le criminel Brahim Souleyman Bachar alias Allawahit est nommé commandant 1er adjoint de la GNNT (garde nationale et nomade du Tchad).

Pour mémoire Brahim Souleyman Bachar alias Allawahit est un officier de l’escadrille blindée à la DGSSIE avec rang de général de brigade. Il a été licencié du corps de la DGSSIE à cause des massacres des prisonniers à Massaguet, massacre dont il fut la cheville ouvrière.

Pendant 3 ans, Idriss Déby lui a demandé de disparaître de l’optique tchadienne jusqu’à l’indemnisation de dia aux familles des victimes. Selon nos informations, près de 400 millions de FCFA ont été versés pour les diverses familles qui ont accepté de prendre cet argent. Pendant ce temps Brahim Souleyman Bachar alias Allawahit se pavanait dans N’Djamena et protège jusqu’aux dents par les siens jusqu’à sa nomination de ce 10 juin 2019 dans la haute hiérarchie militaire de notre pays.

Mais de qui se moque-t-on ?

Quand Idriss Déby à reconsidérer que le sieur Allawahit méritait de représenter les Tchadiens en haut lieu ? Ne se moque-t-on pas des familles des victimes dont les blessures sont encore béantes ?

Que fait-on des règles et lois de la République ?

Allawahit est-il plus apte à figurer comme hiérarchie militaire, mieux qu’un autre officier tchadien intègre ? Où Idriss Déby veut dire aux Tchadiens qu’il n’y a que ses parents zaghawa qui sont à même d’occuper les hiérarchies militaires au Tchad ? D’ailleurs le constat est fait depuis un moment, tous les postes des institutions militaires sont occupés par les siens. — Armées de terre, Gendarmerie nationale, GNNT, DGSSIE, Police nationale, armée de l’Air, toutes ces institutions sont sous le commandement des siens.

Pour revenir à Brahim Souleyman Bachar alias Allawahit, sa nomination est une insulte d’abord aux Tchadiens pour la non-considération de leur émotion et blessure. Un sabordage des textes et lois sur la moralité d’un cadre ou officier supérieur. Car les faits assassins orchestrés à Massaguet sur une dizaine de prisonniers menottés résonnent encore dans certaines têtes.

Allawahit ne mérite ni aujourd’hui, moins encore demain l’attention des Tchadiens, sauf celui de son maitre, en attendant la vraie justice devant l’éternel. Sur cette maudite terre, Idriss Déby et Allawahit doivent jubiler de tristesse macabre.

 

Tchadanthropus-tribune

1546 Vues

  • C’est une triste réalité

    Commentaire par Mahamat ahmat le 13 juin 2019 à 6 h 20 min