La rencontre a eu lieu au Palais présidentiel en présence du Premier ministre Joseph Djimrangar Dadnadji, du Président de l’Assemblée nationale, Dr Haroun Kabadi, des Présidents des grandes Institutions de la République et des membres du gouvernement.

Le Chef de l’Etat a initié cette rencontre pour échanger avec les responsables des partis politiques sur la stabilité et la paix au sahel et à nos frontières et surtout discuter de la mise en place d’une nouvelle structure en lieu et place de l’accord du 13 août 2007 arrivé à son terme.

Le Président Idriss Déby Itno a salué d’abord la présence de tous les leaders des partis politiques avant de les remercier pour le soutien manifesté à l’endroit de nos forces de défense et de sécurité qui sont en guerre contre les narcoterroristes au nord Mali. « La mission de nos soldats au Mali est nécessaire, puisque nous sommes dans un environnement géographique complexe. Nos voisins ont connu des situations difficiles. La situation en RCA, au Darfour, au Nigeria avec le phénomène Boko Haram qui a eu des répercussions au nord Cameroun et la crise libyenne et ses conséquences nous interpelle. Ces phénomènes n’ont pas des frontières et peuvent nous toucher à tout moment. La stabilité et la paix seront mises en cause par les terroristes et les narcotrafiquants.

Partis de l'oppositionIl faut être prudent pour que la stabilité et la paix acquises au prix de notre sang soient préservées au delà de nos appartenances politiques ou religieuses. », a déclaré le Chef de l’Etat pour planter le décors.

C’est ensuite que le Président de la République a entretenu l’assistance sur l’objet de cette rencontre : réfléchir sur la mise en place d’un cadre politique pour renforcer le processus démocratique du pays. « L’accord politique du 13 août 2007 est né grâce à la volonté de l’ensemble de la classe politique. La communauté internationale nous a soutenus dans cette démarche. Des objectifs importants ont été atteints avec la mise en place d’une CENI paritaire et l’organisation des élections présidentielles, législatives et locales. 108 députés dont 28 femmes siègent à l’Assemblée nationale représentant 30 partis politiques et 50 partis politiques ont gagné au moins un siège aux communales organisées dans 42 communes », a précisé le Chef de l’Etat Idriss Déby itno, qui demande aux responsables des partis politiques de réfléchir sur un cadre nouveau afin de maintenir le dialogue car l’accord politique du 13 août est arrivé à échéance. Pour le Chef de l’Etat, il ne s’agit pas d’un accord du 13 août bis mais plus.

Le futur accord prendra en compte plusieurs questions notamment le mode d’organisation des futures élections : les régionales en 2014, les législatives en 2015 et les présidentielles en 2016. Cela implique le recensement biométrique avant ces échéances. Le Président souhaite que la société civile soit étroitement impliquée dans la mise en place du nouveau cadre de réflexion. « Ce nouveau cadre peut nous être d’une grande utilité dans la gouvernance politique », soutient le Chef de l’Etat.

Le Président de la République a proposé un comité des 15 membres (majorité/opposition et société civile). Sur le champ, Jean Alingué et Lol Mahamat Choua assistés d’Abdéramane Moussa, le Médiateur national, sont désignés pour diriger les travaux et sortir avec une nouvelle structure en lieu et place de l’accord politique du 13 août 2007 qui a fait son temps.

A noter que les membres de la CPDC ont brillé par leur absence. Une situation déplorée par le Chef de l’Etat. «L’opposition est plurielle. Nous tenons compte de l’existence de tous les courants politiques. Nous travaillerons avec ceux qui veulent faire avancer notre démocratie », éclaire le Président Déby.

 


                                                                                                         ÉCOUTER IDRISS DEBY PARLER AUX PARTIS… par tchadonline 

217 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article