De sources dignes de foi, les autorités françaises seraient mécontentes de l’aspect législatif au Tchad. Dans les coulisses du PND qui s’est tenu il y a quelques mois à Paris, la France avait conseillé la tenue rapide des élections législatives au Tchad – choses qui n’avaient pas plu aux gouvernants tchadiens, lâchant leurs garde-chiourmes à pinailler sur l’aspect hégémonie étrangère dans les affaires tchadiennes. Mais les remarques faites à l’endroit des autorités tchadiennes de passage à paris sont clairs, “Il faut procéder aux élections législatives, car les bases actuelles sont illégitimes “.

 

La même Assemblée nationale avait interpellé le 1er ministre Pahimi Padacké, mais celui-ci a juré de vendre difficilement sa peau. Le fait de programmer le jour de l’interpellation au moment qu’Idriss Déby est à Paris paraît suspect, car tout le monde sait d’avance qu’en assurant l’intérim du président de la République, aucun 1er ministre ne serait venu se faire lapider devant les députés. Celui-ci tient son sursis encore sur le dos de son patron, et exerce en privé une pression énorme sur les députés qui veulent l’entendre. Le jeune député Rakhis Ahamat Saleh l’a apprit à ses dépens, lui qui a voulu et proposer l’interpellation du 1er ministre pour qu’il s’explique sur certains faits ayant attrait à la République. Tous ceux qui mangent dans les creux de la main de Pahimi Padacké se sont mis à cœur joie de lapider par les mots le député Rakhis Ahamat Saleh, surtout quand les journaux de la place avaient indiqué en titrant “le tombeur de Pahimi “. À cette annonce, certains ténors du MPS sont allés jusqu’à indexer le député Saleh Makki, de ne pas savoir tenir en laisse son jeune poulain. Devant les pressions intempestives d’une armada corrompue et carnivore, même un crocodile de marigot à l’image de Makki a fini par lâcher, lui qui un moment se targuait d’une certaine sobriété des lieux. Il n’a point su faire le filet de dard pour permettre d’asseoir la démocratie. Du président de groupe MPS à l’Assemblée Kolotou (bombardé général d’armée pour la circonstance), à Mahamat Zène Bada secrétaire général du MPS, aux autres députés mercantiles, rien n’est laissé au hasard, la machine à démolir s’est mise en place pour que l’exécution de l’interpellation ne se fasse pas, même après le retour de Déby à N’Djamena. Aux dernières nouvelles, le président de l’Assemblée nationale Haroun Kabadi et ses lampistes demandent de recommencer à zéro les démarches de l’interpellation, sachant que cela prendrait du temps, et découragerait plus qu’un député. Voilà comment se présente une officine de maffia qui n’admet point les faits de la contradiction, et qui ne se voit à un strapontin que pour siphonner le peuple. Pahimi Padacké a eu même la peau de Déby, que ferait contre lui un jeune député ?

 

Tchadanthropus-tribune

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