Deux leaders d’opinion et membres de la célébre association de droit de l’homme CTDDH (Albissaty Saleh Allazam et Khalid Daoud) ont été arrêté devant l’Assemblée nationale par les renseignements du régime au moment où les parlementaires tchadiens examinent ce lundi 30 avril 2018 le projet d’une nouvelle Constitution qui fera passer le pays sous la IVe République.
Cette nouvelle Constitution renforce les pouvoirs du chef de l’Etat, crée un nouvel ordre juridique et oblige les élus à prêter serment sur les livres saints. Un processus boycotté par l’opposition qui dénonce aussi bien sa légitimité que sa légalité. Le projet de Constitution compte 228 articles repartis en 17 titres et 10 chapitres. Il consacre un régime présidentiel intégral, supprime le poste de Premier ministre ainsi que des institutions comme le Conseil constitutionnel ou encore la Cour des comptes qui deviennent de simples chambres de la Cour suprême.
Le mandat du président passe de cinq à six ans et celui des parlementaires de quatre à cinq ans. Une fois élu, le chef de l’Etat prête serment sur la Bible, le Coran ou un fétiche, selon sa croyance.
Tchadanthropus-tribune avec RFI
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