Par ignorance des textes de la république ou négligence de sa hiérarchie, le Gouverneur de Ati, Alio Adoum Abdoulaye s’est prétendument octroyé le privilège de signer un arrêté en lieu et place de son ministre de tutelle, Abali Salah Mahamat, nouvellement nommé.

Après moult tentatives pour prétendre déchoir le sultan du Fitri Choroma Hassan Absakine, l’occasion s’est présenté cette fois-ci au gouverneur de laver son affront, en dribblant son ministre, probablement motivé par le manque d’attention que son patron puisse avoir sur les dossiers.

Motivant sa décision par un arrêt rendu caduc, et par son élan teinté de zèle, le gouverneur a voulu arriver à ses fins quitte à fouler les lois de la république.

Suivez notre regard !

Par l’arrêt criminel N° 019/2018 du 19 novembre 2018 l’opposant à la communauté Dogo, le sultan Choroma Hassan Absakine a été condamné par défaut.

Le sultan a fait opposition contre ledit arrêté, et donc en référence à l’article 464 alinéas 2 du code de procédure pénale, « le jugement par défaut est non avenu si l’accusé ou le prévenu forme opposition à son exécution… »

L’article 432 du même code dispose que « lorsqu’un accusé condamné par défaut est retrouvé, l’arrêt de condamnation est mis à néant et il est procédé à de nouveaux débats »

D’abord posons-nous la question de savoir pourquoi est-on arrivé à cela ? à en croire l’accusé, il a été prévenu au téléphone le dimanche pour se présenter lundi à l’audience. Mais de grâce, dispose-t-on de combien de temps pour prévenir les concernés d’une affaire portée à une séance pareille ? Qu’à cela ne tienne !

La loi organique N° 013/PR/2010 du 25 août 2010 portant statuts et attributions des autorités traditionnelles et coutumières, en son article 21 alinéas 4 dispose que « la suspension de fonction est infligée par l’arrêté du ministre responsable de l’administration du territoire sur proposition motivée du gouverneur » ;

Ces dispositions indiquent de manière non équivoque que seul le ministre de l’Administration du territoire a compétence pour suspendre de fonction une autorité traditionnelle.

S’agit-il d’un abus d’autorité ou d’un simple mépris contre la communauté Boulala ?

Les manigances du Gouverneur de la province de Ati ne sont pas à leurs premières. à l’époque du ministre sortant, des propositions ont été formulées par ce dernier à sa hiérarchie pour la destitution du préfet, du sous-préfet ainsi que le sultan du Fitri. S’agissant de deux premiers, leurs cas ont été résolus, car l’argument évoqué était le détournement des vivres de la « Fondation Grand Cœur ».

« Le rapport envoyé par le Gouverneur à l’issue de la mission de la fondation dans le Fitri ne fait nullement mention d’un détournement. Si votre ministère a procédé à votre suspension, nous pensons que cette décision relève de votre hiérarchie et n’engage qu’elle. »

Tchadanthropus-tribune

 

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  • Nous ne comprenons rien sur les agissements du Gouverneur et ses complices qui prétendent être les vrais boulala et s’impliquent intentionnellement par leur haine et sauvagerie contre un homme plus propre qu’eux et leur entourage. Le Gouverneur est par eux alors qu’ il ignore que ces malades mentaux ne sont même pas des boulala. Ils sont venus sur cette terre de fitri, affamés à la recherche des nourritures et des qu’ ils sont rassasiés, Ils commencent à créer de la zizanie entre cette population pacifique. Ils ont oublié leur origine sinon certains d’entre eux sont des hadjarai et d’autres sont des abites (esclaves ). Nous leur demandons de rester tranquille. Le fait qu’ils parlent la langue boulala ne leur donne en aucun le privilège de mettre la paix, la quiétude en danger.

    Commentaire par Amir Abderamane Adoum le 7 décembre 2018 à 11 h 59 min
  • Bonsoir monsieur, la modération du site ne peut permettre de laisser votre commentaire insultant. Très cordialement

    Commentaire par letchadanthropus le 12 décembre 2018 à 0 h 43 min