Il est vrai que pour un ministre secrétaire général du gouvernement, dépositaire par ailleurs de tous les textes de la république et responsable du journal officiel, nier l’existence d’un décret signé par le chef de l’état est tout simplement inconcevable: cette situation est d’autant plus grave que faisant confiance à son SGG, le Président de la République à fait cette déclaration que vous connaissez. inutile de dire que le Tchad tout entier n’ en est pas sorti grandi.je suis d’accord avec vous que le ministre SGG par cet acte grave a livré en pâture son président à la presse étrangère qui s’en est donné à coeur joie.

 

Ce ministre dans un pays qui se respecte aurait déjà démissionné. Je suis donc d’accord avec vous sur tout ce que vous avez dit sauf le dernier paragraphe dans lequel vous affirmez que le fait pour le Ministre SGG d’avoir dans un passé récent tenu des propos honteux sur "la démocratie de cabaret résume à lui seul tout le mépris que certaines prétendue élites de notre république témoignent pour les compatriotes du sud".


Sans vouloir chercher à vous offenser, nous disons que ces propos du SSG au demeurant détestables et malvenus avaient suscité à l’époque notre réaction à la C.T.D.D.H (Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains). Une interview accordée par moi même en ma qualité de Secrétaire Général au Journal le temps, et publiée sur le site Tchadanthropus avait largement fait écho de cette indignation, la colère de presque toute la société civile s’était manifesté à travers des communiqués de presse.

 

Donc les propos du Ministre SGG n’engagent que lui même et ne peuvent aucunement être généralisés à "une prétendue élite". La clairvoyance de votre intervention nous amène à penser que nous avons à faire à un intellectuel tchadien éclairé ;de grâce ne ternissez pas cette image que nous avons de vous: ce concept de dédain d’une Elite ressortissante d’une partie du Tchad pour une autre n’a aucun fondement; toutes les ethnies tchadiennes se valent; comme vous pouvez le constater, le vrai problème du pays actuellement est la mauvaise gouvernance et elle est dénoncée par toutes les élites du pays sauf par ceux qui sont au service de ce régime politique qui tend en ce moment vers une dictature pure et simple; les violations perpétuelles des libertés constitutionnelles.

 

La cherté de vie programmée pour punir les citoyens, les violations des droits syndicaux les tentatives de bâillonnement de la presse, l’insécurité. La gestion clanique des ressources publiques: l’injustice au quotidien: l’accaparement des richesses nationales par une catégorie des tchadiens, la misère des populations bref, c’est plutôt à notre avis, le combat contre cette mauvaise gouvernance qui mérite d’être mené nous vous exhortons à prendre de la hauteur et à ne plus vous occuper des concepts déjà dépassés. Ne vous trompez pas de priorité.


Nous vous remercions de votre compréhension.

 

154 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article