Dans sa dernière édition sur les combats que mène le Tchad au Lac-Tchad, l’hebdomadaire jeune Afrique a été informé au minima, et semble être assez loin des hommes qui portent l’estocade à Boko-Haram.

Il est clair que les projecteurs pointés sur les renseignements militaires posent plusieurs interrogations, et l’attaque de Bohoma sur l’armée tchadienne ébranle la position de son directeur Abdelmoutalib Abderahim Abdelghafar. Mais l’émergence d’un certain Mahamat Mamadou Aboubakar adjoint à la même maison est un véritable mal information. Ce dernier était le fossoyeur des écoutes de l’ANS jusqu’à son renvoi par l’ancien DG de l’ANS Ismaat. Pire, il a été condamné sur une intelligence avec la Séléka sans aucun mandat. Poursuivi en justice pour collision avec la Séléka Mamadou file une antipathie crasseuse au sein des services de renseignements selon nos correspondants.

En outre, si au Lac Idriss Déby s’appuie sur un vrai réseau de confiance, beaucoup d’entre eux ne sont pas à la 1ère loge et fournissent un travail capital, sans aucune publicité.

Même à Baga-Sola, pendant les vives directions de combat, surgissent encore des entités arrogantes dites Baministes, comme si les autres tchadiens qui font face à Boko-Haram sont de simples figurants. On fanfaronne avec des galons immérités, et une canne pour faire comme Idriss Déby.

Pendant que des hommes meurs au combat, certains s’arrogent de publicités en inondant les rédactions étrangères à force de mensonge et de facteur lucratif.

Les informations sur le concours de la DGSE et sa coopération régionale (G5 Sahel) et le Tchad ne sont pas nouvelles. Idriss Déby est bien au courant des informations fournies par la DGSE. Les Américains ne participent pas dans cette opération. Jeune Afrique devrait au contraire valoriser le travail de l’armée de l’air tchadienne sous la direction du jeune général Amine Ahmed Idriss qui est le point focal sur place au Lac. L’armée de l’air tchadienne utilise les avions de reconnaissance que les Américains lui ont octroyés.

D’après nos sources, il y a un lobby qui travaille à balayer tout le système de renseignement (ANS & DGRM) et propose ses services à Idriss Déby, mais ce dernier sait avec détail ceux qui font le jeu, y compris ceux qui achètent les rédactions étrangères pour leur publicité. Diton qu’il n’est pas prêt à faire confiance à certains d’entre eux qui fricotent avec ses adversaires politico-militaires.

Les mêmes sources indiquent que la présence du ministre de la Défense Aba Ali Salah et son apport comme ancien gouverneur du lac dans ce conflit ne souffre d’aucune ambiguïté. L’apport des fils de la région sympathisants du MPS à Idriss Déby est aussi vrai.

Cependant, les sources s’offusquent de la présence de certains venus pour le folklore. Des hommes d’affaires, des civils démobilisés ou renvoyés de leur poste de responsabilité, chacun est venu s’illustrer pour y être remercié demain quand Idriss Déby voudra opérer des changements. Plusieurs de ces larbins ne sont pas à leur place. Des clafoutis venus parader pour y être vus, et les commentaires fusent. Des commerçants qui ne sont pas capables de venir en aide à leurs proches dans la précarité, s’arriment de communiqué de dons (des millions en FCFA) à l’armée tchadienne alors que la gestion de celle-ci est déjà budgétisée par l’État.

La colère de Bohoma est devenue une arène pour certains, loin des vraies batailles, et beaucoup d’entre eux, ceux qui amusent la galerie – n’a pas passé le seuil de la ville de Baga-Sola pour aller se battre dans les îles où se terrent les terroristes illuminés de Boko-Haram.

Une hypocrisie au grand jour.

Tchadanthropus-tribune

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