De sources bien renseignées, Mahamat Tahir Erda le fils de l’autre, ce jeunot aurait dit que le commissaire qui a voulu avoir la peau de Brahim Souleymane Bachar (Allawahit) a très mal agi à l’aéroport. Au lieu d’assurer la sécurité de l’aéroport, il sème l’insécurité. Ces personnes oublient que des généraux pour la plupart certains de leurs parents sont impliqués dans l’assassinat des prisonniers en transfèrement à Korotoro. N’ont ils semé l’insécurité? Pourquoi aucun membre du clan n’a pas réagi pour condamner ? Pourquoi Tahir Erda n’a t-il pas réagi lui qui est DG de la police ? En fait le prétexte est trouvé pour relever le commissaire de son poste à l’aéroport, et ainsi gagner la sympathie du côté adverse.

 

Revenons sur les faits.

 

Selon une correspondance particulière depuis N’Djamena, les généraux qui se seraient rendus sur le terrain étaient au nombre de trois : Le général Brahim Souleymane Bachar aide de camps 1er adjoint au moment des faits, puis le propriétaire du véhicule V8 aperçu à la maison d’arrêt vers 21h trois heures avant l’arrivée du convoi de prisonniers à 19h, et qui a insisté pour entrer à l’intérieur de la prison, qui s’est présenté comme l’un de chef d’État major général de l’armée. Il serait identifié comme le général Hamid Nassour dit Abtoudje, ex chef d’État major général des armées, 2ème adjoint et cousin maternel du défunt Adam Souleymane Bachar dit Touba. Il insistait pour entrer dans la cour avec des éléments armés à bord pour en finir avec les prisonniers ciblés mais les forces de l’ordre en faction ont braqué leurs armes sur le véhicule pour le contraindre à rebrousser chemin.

 

Ce même véhicule V8 s’est mis à la trousse des convois de prisonniers à la sortie de N’Djamena jusqu’à aller commettre leurs sales besognes. La plupart de réunion familiale se serait tenue chez Hamid Nassour dit Abtoudje pour orchestrer ce plan machiavélique après que Idriss Déby en personne aurait interdit toute rencontre chez Brahim Souleymane Bachar dit Allawahit. Un autre général qui serait l’un de principaux cerveaux de cette opération et se serait rendu sur le terrain, c’est le commandant de l’unité d’élite anti-terroriste, le général Idriss Sorgoulo. Sans compter les soupçons qui pèsent sur lui et sur le plan pratique qui s’observe à l’œil-nu – Il n’a pas la conscience tranquille après l’incident, et aurait changé d’habitude. Il ne monte plus sa voiture habituelle de fonction, et s’est procuré un véhicule Hilux double cabine qu’il a changé les vitres en fumée. Il limite ses déplacements, auparavant il n’avait pas l’habitude de rester au camps, mais ce dernier temps, il est resté reclus à la garnison anti-terroriste d’Amsinéné ou il joue aux cartes avec ses éléments. Il ressemble à quelqu’un qui se reproche de quelques choses, trouvant refuge dans sa garnison militaire.

 

Le douanier Mahamat Souleymane Bachar, un responsable de la douane aurait joué un rôle très important dans l’assassinat des prisonniers sur la route de Massaguet à bord d’un véhicule Hilux. Arrivé dans le sens inverse c’est-à-dire de Massaguet, c’est lui qui a pu bloquer et immobiliser le gros porteur transporteur. Parmi les généraux complices, il y a le général Idriss Miss Moura, DG de la gendarmerie. Pour cette mission c’est lui qui a instruit pour que les éléments de la garde ne reçoivent les munitions aux rabais pour accompagner le convoi de prisonniers. L’ANS (les services de renseignement et police politique du régime) aurait intercepté deux heures de communication entre lui et Brahim Souleymane Bachar quelques heures avant l’incident.

 

Toutes les maisons d’arrêt sont gérées par des régisseurs et gendarmes qui obéissent directement aux ordres du DG de la gendarmerie. Le général Idriss Miss Moura savait l’heure du départ du convoi. Il aurait mis des informations importantes à la disposition de Brahim Souleymane Bachar (Allawahit) qui est par ailleurs son cousin. Le directeur de renseignement militaire Tahir Youssouf Boy, au moment de fait a ordonné l’habillement de 10 prisonniers en treillis militaires et se serait heurté au refus du colonel Souleymane Allamine qui a préféré mourir dans sa djellaba soudanaise. Ces prisonniers sont enchaînés et reclus dans une prison sombre à la direction générale de renseignement militaire et seraient sous alimentés. Le colonel Souleymane Allamine, une fois conduit à la maison d’arrêt, a dit dans son patois et s’est plaint en disant que le directeur renseignement militaire a confisqué une somme faramineuse qui lui appartient et refuse de lui restituer devant des gendarmes à la maison d’arrêt. Un autre officier affirme qu’il a été torturé sur instruction du directeur général de renseignement militaire quand il a été acheminé depuis l’Est sur N’Djamena. Les principaux instigateurs de cette opération lâche d’assassinat sont libres de leur mouvement, mais de petits calibres sont arrêtés pour endormir l’opinion. Pire encore, une source sécuritaire affirme, que les 4 prisonniers qui se sont livrés à la justice et actuellement détenus à la PSIG et qui sont radiés de l’armée, continueraient à percevoir leur salaire à la fin de chaque mois. Au total, une trentaine de personnes auraient pris part à cette attaque contre des prisonniers désarmés… A suivre

 

Correspondance particulière depuis N’Djamena

Pour le Tchadanthropus-tribune

   

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