Sur le fleuve Logone que se partagent le Cameroun et le Tchad, la pêche artisanale ne fait plus recette. Les ressources halieutiques se font rares. Une mauvaise nouvelle pour les riverains qui vivent essentiellement de cette activité.

Après six heures de pêche, Ahmadou Baba pêcheur tchadien, retourne sur les berges du fleuve avec une maigre moisson.

‘’Étant petit, tout juste avec les hameçons, on pouvait avoir du poisson. Maintenant, les gens quittent de loin tel que, à aussi vers Leena là-bas, pour avoir du poisson. Avant, quand nous sortions comme cela, les femmes avec leurs mains là, elles pouvaient avoir le poisson. Maintenant là, il n’y a pas’’, explique-t-il.

La rareté des ressources halieutiques est devenue une source de tension entre les deux communautés qui s’accusent mutuellement d’utiliser des engins de pêches inadaptés pour la capture, comme ces grosses nasses.

‘’ Nos études montrent qu’il y a un certain nombre de problèmes. La cohabitation fait problème, l’accès à la ressource halieutique se fait rare. Au-delà d’être rare, les pratiques de pêche deviennent progressivement illicites avec l’usage des engins de pêche mal adaptés, non adapté pour les captures, et plus proche des populations, elles constatent des captures se font rares. Et on note aussi une résurgence des conflits’’, a déclaré Armel Mewouth, coordonnateur Projet Bridge de la Commission Bassin du Lac Tchad.

Face à ces différents conflits, les autorités camerounaises et Tchadiennes sous l’égide de la Commission du bassin du Lac Tchad, se sont réunis à Bongor ville frontalière tchadienne situé à deux km de la ville camerounaise de Yagoua. Des rencontres avec des riverains notamment des pêcheurs. Les autorités des deux pays ont appelé les populations au Calme et à vivre ensemble.

‘’ Nous pouvons dire qu’il y a des ressources, seulement que les gens ne respectent pas trop le repos biologique, parce que nous signons toujours un arrêté, interdisant la pêche allant du 1er juillet au 30 septembre. Donc, c’est trois mois et c’est cette période-là, que nous avons baptisé repos biologique, pour permettre aux poissons de se reproduire. Et il y a des gens qui trichent nuitamment, ils partent pêcher’’, a expliqué Manou Diguir Préfet du Mayo Danay, localité Camerounaise.

Il a été recommandé aux populations riveraines du fleuve Logone, de pratiquer également l’agriculture pour ne plus dépendre exclusivement de la pêche

Tchadanthropus-tribune avec Africanews

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