“Un mélange kafkaïen dans cette administration de maquisards”.

Le consulat du Tchad à Douala à peine affecté et même pas officiellement présenté, ni installé par l’ambassadeur et encore moins solennellement présenté au gouverneur du littoral, auquel il faut rappeler ses fonctions régaliennes sauf note d’attributs spéciaux économiques délégués est avant tout chargé de recenser et de porter assistance à tous les ressortissants Tchadiens résidant à Douala qu’il représente, dans le respect de la légalité et de l’ordre public local. Il remplit également les fonctions de mairie et de notaire pour les expatriés. Il tient l’état-civil, délivre des pièces d’identité et des passeports à ses ressortissants et des visas aux nationaux ou résidents du pays d’accueil, dresse des actes notariés et organise les élections. Il peut aussi porter assistance à ses ressortissants en cas de difficultés avec les autorités locales, y compris dans le cadre de procédures judiciaires, notamment pour vérifier que le déroulement des procédures est bien respecté. Il peut être amené à organiser l’évacuation de ses concitoyens.  Il est, plus généralement, le lien entre le pays d’origine et le pays d’accueil. Voilà son périmètre d’actions consulaires.

Mais étrangement le consul s’empresse et pond une lettre qu il adresse aux armateurs (voir lettre jointe) évoquant l’institutionnalisation d’un fameux cachet sécurisé pour tout BL (billing of landing ou connaissement).

Cet acte non réfléchi très imprudent est-il une directive instituée par le ministère des affaires étrangères, des finances (impôts ou douane) ou même validé par l’assemblée nationale dans la présentation du budget dans.

On évoque le coût de ce cachet soi-disant sécurisé tantôt 50 000. 25 000 et 12 500 Frs CFA. La procédure d’implémentation de cette trouvaille encore inconnue reste à vérifier de sa légalité. Qu’est ce qui a motivé cet alourdissement de charges de manière irréfléchie quand on sait déjà que le directeur général de la douane viens aussi d’annoncer qu’à compter du 1er septembre tout dédouanement au Tchad de marchandises, biens et autres importés devront se faire impérativement avec le Bordereau électronique de suivi de Cargaison (BESC) joint qui coûte déjà entre 100 000 à 35 000 frs CFA,

Engendrant environ annuellement 8 à 12 milliards de frs CFA l’année à la direction du conseil de chargeurs sous tutelle du ministère des transports. Cette manne d’ailleurs le Trésor n’a pas une bonne lisibilité ou va concrètement cet argent, le Dg des douanes voulait que cela passe sous sa tutelle à t’il gagné son combat ce Prince de la République le plus jeune Dg des douanes de la planète (20 ans d’âge). Il y a de quoi car depuis 2013 environ 60 milliards que le BESC a généré, les appétits s’aiguisent dans la guerre des prédateurs de la République.

D’ailleurs un audit financier sérieux et rigoureux par ces temps de vaches maigres de l’économie tchadienne qui peine depuis 2015 s’impose.

Vraiment nous demandons que ce nouveau consul dans sa fougue débordante classe son idée dans ses tiroirs encore vides, c’est un acte injuste et arbitraire  qui n’est pas de son ressort et va plutôt créer des problèmes à savoir plus de charges aux opérateurs et ralentir le  travail des transporteurs, transitaires et hommes d’affaires déjà que les coûts d’acheminement du port de Douala au Tchad subissent des rackets des policiers et douaniers camerounais le long du trajet estime 250 000 frs CFA.

Cette dîme supplémentaire en plus n’est pas la bienvenue.

Si le ridicule ne tue pas après cette tentative va il vouloir contrôler les exportations de pétrole au litre près au port de Kribi à bord des tankers pour sécuriser les recettes du Tchad ???

Groupement de la Force vive économique à Ndjamena,

Le 17 octobre 2019

Nb : – joint la lettre du consul du t et la lettre du Dg de la douane    – Pour voir les coûts de la facturation du Bordereau électronique de suivi sur ce lienhttp://tchad-besc.org/index.php/en/acceuil/costs )

Correspondance particulière

Tchadanthropus-tribune

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