La campagne en vue du référendum constitutionnel du 17 décembre bat son plein. Le camp du « oui » mené par le Premier ministre, Saleh Kabzabo, multiplie les évènements pour obtenir la plus forte participation possible au scrutin. De son côté, la coalition pour le « non » appelle les populations à retirer leur carte d’électeur, sûre que le rejet du texte est majoritaire dans l’opinion.

 

A Moundou, Bongor, Ati, Guelendeng ou encore à Loumia, les ministres multiplient, depuis ce week-end, les déplacements pour promouvoir la nouvelle Constitution.

 

Le premier d’entre eux, Saleh Kebzabo, chef de file de la coalition pour le « oui », mène une tournée tambour battant dans le sud du pays. Après Sarh et Koumra, il était, ce lundi 4 décembre, à Doba et est arrivé  à Moundou ce mardi.

La semaine prochaine, il prolongera ses meetings dans les régions du centre et du nord avec, comme objectif, selon un des cadres de cette campagne, mobiliser fortement jusqu’à « viser les 90 % » de participation et obtenir un « raz de marée » pour le « oui ».

Les chefs traditionnels sont aussi mis à contribution. Dans une vidéo, le sultan des zaghawas a ainsi exhorté à « suivre le président Mahamat Idriss Déby Itno » et qualifié le fédéralisme « d’idée diabolique venue de ceux qui veulent le malheur » du pays.

Les défenseurs du « non » sont souvent accusés de séparatisme, mais ils ne baissent pas pavillon. Ils ont tenu deux meetings dans le 7ᵉ arrondissement, ce week-end. Leur coordonnateur national, Brice Mbaïmon, assure que le refus du texte est majoritaire dans l’opinion.

Avant de partir en tournée dans les régions, il a exhorté les électeurs à retirer leur carte, estimant que l’abstention, prônée par certains opposants, est un appui indirect au « oui ».(rfi)

Le Tchadanthopus-tribune

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