3,4 milliards d’euros pour ajouter aux 600 millions déjà acquis, c’est le montant que la Communauté économique et monétaire des pays d’Afrique centrale est venue chercher à Paris auprès de potentiels créanciers publics et privés, lors d’une table ronde de deux jours. La Cemac en a obtenu 3,8 milliards.

Sous-région la moins développée du continent africain, la Cemac s’est dotée d’un Programme économique régional, qui a pour objectif d’impulser la croissance dans la zone d’ici 2025. Il comprend 84 projets. Le coût total du financement de 11 d’entre eux, présentés comme projets intégrateurs prioritaires, a donc été estimé à 4 milliards d’euros.

Connecter la Cemac

Il s’agit de moderniser les réseaux routiers reliant plusieurs pays de la Cemac, de développer la production et l’interconnexion énergétique ou encore de développer la fibre optique. La sous-région est en effet très en retard concernant la vitesse des flux informatiques. Il devrait aussi y avoir la construction de ports secs pour désengorger les ports maritimes et raccourcir les délais dans les échanges commerciaux. Bref, ces projets vont ainsi faciliter et accélérer la libre circulation des biens et des services notamment entre les pays

Le financement des 11 projets se fera sous forme de prêts concessionnels, de dons et de partenariat public-privé. Les six pays de la Cemac (Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, RDC, Sao-Tomé-Et-Principe et le Tchad) constituent aujourd’hui la sous-région la moins intégrée du continent, avec un taux de 17 % contre une moyenne de 40 % pour toute l’Afrique.

Tchadanthropus-tribune avec RFI

235 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article