Le président du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Abbas Mahamat Tolli, a annoncé mercredi des mesures exceptionnelles complémentaires pour soutenir les États face aux conséquences économiques de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Il a indiqué qu’il est autorisé la mise en œuvre d’un programme de rachats ponctuels et ciblés, sur le marché secondaire, des titres publics émis par les États membres de la CEMAC.

L’enveloppe globale maximale de ce programme de rachats est fixée à 600 milliards de FCFA pour l’ensemble de la CEMAC.

Concernant la maturité de ces titres publics, elle a été fixée à 10 ans au maximum, et le programme de rachat devrait durer six mois, avec une prolongation possible de six mois supplémentaires en tant que de besoin et suivant les perspectives économiques en 2021.

Pour bénéficier de cette opération, le CPM demande aux États membres, notamment aux Trésors Publics, de réviser et respecter leurs calendriers d’émission des titres publics, en concertation avec les spécialistes en valeurs du trésor (SV), de leurs réseaux respectifs, en cohérence avec les dernières lois de finances adoptées dans chaque pays et les plans de financements budgétaires convenus dans le cadre des programmes économiques et financiers avec le FMI.

La CPM a décidé de reprendre les opérations d’injection de liquidité à long terme afin d’offrir aux établissements de crédit des ressources stables dont ils ont besoin pour couvrir leurs emplois à moyen et à long termes.

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  • Ceci est un article tiré de la revue gabonaise L’UNION.
    Rachat des titres publics: proposition de la BEAC.

    La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a annoncé, le 22 juillet dernier, le rachat auprès des créanciers qui le souhaitent, des titres émis par les États de la sous-région, d’une valeur globale de 600 milliards de francs et ayant moins de 10 ans de maturité, rapporte l’agence Ecofin.
    Les titres publics sont des espèces de reconnaissance de dette délivrée par les États à ceux qui leur ont prêté de l’argent. Chacun de ces titres publics a une durée à l’issue de laquelle l’État commence à rembourser sa dette. Mais, si le détenteur de ce titre a un problème d’argent avant la date du début du remboursement par l’État, il peut décider de le vendre à un tiers capable d’attendre cette échéance.

    La décision du Comité de politique monétaire (CPM) autorise donc la BEAC à racheter ces titres auprès de ceux qui les détiennent et ont des besoins d’argent, notamment du fait de la crise créée par le coronavirus. Cela revient à racheter la dette des États et à se faire rembourser plus tard par ceux-ci.

    Selon le CPM, ce programme de rachat de titres publics fait partie des mesures exceptionnelles et complémentaires de la politique monétaire proposée par le gouvernement de la Banque centrale pour soutenir les États de la Cémac face aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19.

    Commentaire par hissene sidi le 3 août 2020 à 17 h 05 min