D’après nos sources, depuis quelques mois la CENI est devenue le théâtre d’une crise interne sans précédent. Sous la conduite d’un président qui n’a de pouvoir que de nom, manipulé à volonté par le sulfureux Mahamat Zène Bada, secrétaire général du MPS, qui l’a placé à ce poste, il n’a comme maitre que ce dernier et auprès de qui il prend ses instructions.

Ce pauvre président, sans personnalité, et qui traine des casseroles d’emprunt auprès des fournisseurs, a failli être devant les juridictions n’eut été son arrivée in extrémis à la CENI. Tiraillé par différents groupes d’intérêts au sein de la CENI, il a perdu toute crédibilité auprès de ses collègues et personne ne daigne l’écouter. L’habit qu’il porte est certainement trop grand pour lui !

Le premier groupe, constitué par un sulfureux Dr, dont son rôle pourrait être bénéfique et énergique dans un centre de santé en cette période de pandémie du COVID19, Il est devenu par les circonstances des choses le trésorier général de la CENI. Celui-ci ne devient attentif pour apposer son visa sur un document que s’il y a un kopeck à tirer de quelque part.

Le président de la CENI, un autre Dr, pavlovien au FCFA, cherche par tous les moyens à le sauter de ce poste. En cette période des vaches maigres, les intérêts ne se croisent certainement plus… Arrivera-t-il, le feuilleton continu ?

Le second groupe est celui d’un fameux Tahir Oloy, secondé par un de ses parents dont le nom ne mérite pas d’être cité. Ce second est à la CENI pour le compte d’un « parti d’opposition ». La presse locale et celle en ligne en avaient fait les choux gras, chacun de vous le reconnaitra. Il fut un éphémère président de la Sous-Commission Finances pour le compte de l’opposition soit dit en passant. Encore une histoire de gros sous en perspective. Il fut éjecté de son poste par ce qu’il y a du groupe de l’opposition qui ne le supportait plus. Ce petit semi-alphabétisé, militant du MPS reconverti en opposant à l’occasion, ronge ses amertumes et en veut à tout le monde. Les deux Dr, ne mangez pas seuls, trouvez-lui quelques miettes pour qu’il se calme s’il vous plait !

Le fameux Tahir Oloy qui a sauvé sa place à la CENI, grâce à l’intervention d’un gourou du Palais Rose, a été l’acteur principal du choix d’un opérateur pour le fichier électoral. Mais à force de faire le petit malin, on n’y tombe dans son propre piège. Son échafaudage bâti sur des rétrocommissions où certains ne trouvaient pas leur part, et ils sont nombreux. Ce stratagème est tombé dans l’eau.

Des milliards pour se partager, à commencer par le sulfureux SG/MPS, les membres de la CENI, et le bureau permanent des élections (BPE), certains partis de la majorité et de « l’opposition ». De Tahir et de son équipe, en stand-by en attendant des jours meilleurs.

Le troisième groupe, véritable tonneau de Danaïdes, piloté par le fameux Limane, rapporteur général de la CENI, est constitué du directeur de la CNPS (frère de l’autre), de certains membres de la majorité et de « l’opposition » est le tombeur du groupe de Tahir Oloy. C’est ce groupe qui est à l’origine du choix d’un petit opérateur biométrique, aidé en cela par la 1ère Dame Hinda Déby et un groupe d’intérêt local ayant ses entrées au Palais Rose. Le contrat signé et les avances faites, les rétrocommissions ne tombent pas dans la bouche de certains, alors ça jase…

Le quatrième groupe piloté par Mahamat Ahamat Choukou, deuxième vice-président, piégé et tombé en disgrâce et qui n’a de pouvoir que de nom. Il regarde les vaches brouter et se contente des indemnités du mois.

Le cinquième groupe, constitué des novices, mais relativement honnête est le dernier wagon d’un train qui n’a jamais démarré. On n’a pas besoin de les citer, ils se reconnaitront…

Enfin le Bureau permanent des Élections (BPE) ? Dirigé par un autre parent du SG/MPS notre bien aimé boulon calé, qui aurait peut-être fait ses preuves ailleurs, et qui roule comme un électron libre. Ayant peur de son ombre, pris en otage par un comptable/gestionnaire délateur, tourmenté par l’ampleur d’une mission dont il n’a pas idée, il ne sait où mettre la tête. S’il y a encore une inspection générale, elle devrait se pencher sur la gestion des ressources financières confiée au BPE.

Dans ce méli-mélo, un certain Felix Romadoumngar, chef de file d’une opposition (il a remplacé Saleh Kebzabo par une traitrise et un mécanisme de corruption et tricherie grâce au MPS). Ce Félix a trouvé l’occasion du COVID-19 pour faire un point de presse. Il a lu un document dont seules les officines du MPS ont le secret pour évoquer les futures échéances électorales. Un torchon incohérent, mélangeant le recensement électoral, la commande des kits, l’opérateur biométrique, etc, et pour quelle conclusion ? RIEN.

La législature actuelle, à mandat indéterminé a encore de beaux jours devant elle.

En cette période du COVID-19, les acteurs politiques (majorité comme opposition), n’ont qu’à oublier la CENI, oubliez les élections et mobilisons-nous tous contre cette pandémie.

Idriss Déby qui est le président de la République, garant du Cadre national de Dialogue politique (CNDP) pour qu’il mette un terme à ce désordre sans précédent.

Tchadanthropus-tribune

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