La situation au centre et au nord/Est de notre pays demeure un brasier sur lequel plusieurs facteurs entrent en belligérance. Si les tenants du pouvoir semblent banaliser les diverses frustrations qui évoluent de jour en jour, plusieurs observateurs tirent la sonnette d’alarme.

Les divers conflits intercommunautaires voulus et entretenus par le régime, et les exactions manu militari qu’exercent des militaires envoyés par N’Djamena ne laissent point une place à l’harmonie de la population qui s’en trouve brimée et humiliée.

À l’Est du pays, sous prétexte de fouilles d’armes sur des fois une population innocente, et la brutalité des hommes en arme sur des femmes sème les germes de la discorde sociale. Hier encore, dans la ville d’Amdam, des heurts avec une inouïe brutalité se sont passées entre les soi-disant forces de l’ordre et de la sécurité et la population.

Non loin de là dans les féricks Marandja, et Ikhébich. L’armée aurait tué plusieurs citoyens. Dans le Ouaddaï dans le village (Chichchiga dans le canton Guéri non loin d’Abéché, des femmes et enfants ont été tabassés à cause de leurs époux. Dans la ville de Guéreda, plusieurs dérapages ont eu lieu avec la population sous prétexte des fouilles et de l’état d’urgence. À Tiné non loin de la frontière avec le Soudan, des hommes et femmes sont maltraités à cause de leurs biens spoliés.

Au nord dans le Tibesti, à cause des richesses minières que les membres du clan veulent l’approprier, le régime envoie l’armée pour mater la population. L’Affaire Miski a pris corps et jusqu’à là le régime Déby est incapable de le résoudre. À Kouri Bougoudi, en lieu et place d’une organisation d’orpaillage par l’État, les citoyens sont brimés en leur imposant un état d’urgence.

Hier, mercredi 18 septembre 2019, non loin de la frontière Tchad/Soudan des heurts ont été affirmés par nos correspondants. Des tirs à l’arme lourde opposant les gouvernementaux et un groupe non encore identifié.

La guerre civile peut être évitée si le régime le veut, et surtout s’il y a réellement la volonté politique de vouloir pacifier le pays. Mais le doute persiste, tant que l’aspect sécuritaire est devenu un fonds de commerce que le régime Déby brandit à l’opinion internationale pour pérenniser encore son pouvoir. Mais encore, il ne faut pas l’oublier, à vouloir faire assez souvent le trop-plein, il y aura sûrement un jour qu’une goutte puisse déborder le vase.

Tchadanthropus-tribune

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