C’ est en substance le message des ressortissants du Mayo Kebbi Ouest, réunis en assemblée générale dimanche dernier.

 

La cimenterie implantée dans la région, éprouve en effet une avalanche de difficultés. L’institution est « mise en lambeaux », à cause de l’incompétence et la mauvaise gestion de ses dirigeants, explique Barka Tao, l’un des leaders des associations s’opposant à sa privatisation.

 

Les difficultés deviennent quelque peu insurmontables au départ des techniciens chinois en 2018. Ceux-ci assuraient la maintenance de l’usine, alors que les techniciens tchadiens ne peuvent pas faire fonctionner les machines. Pahimi Padacké Albert, alors Premier ministre et fils du terroir, propose la privatisation de la cimenterie en raison de ces difficultés.

 

Un accord n’a pu être signé avec l’entreprise chinoise CGCOC, l’argent proposé étant insuffisant. En 2021, le Premier ministre propose « le rachat de l’usine par lui et quelques complices à un franc symbolique », confie Barka Tao. Ces derniers revendront malheureusement l’usine « au plus offrant ».

 

En 2021, les injonctions de la présidence de redynamiser la cimenterie, en y injectant de l’argent nécessaire, ont trouvé une nouvelle opposition, explique Barka Tao. Les autorités visiblement n’ont qu’une obsession : privatiser la cimenterie. Si la cimenterie était effectivement privatisée, des individus « s’enrichiraient sur le dos des contribuables ».

 

Les populations dont les terres « ont été illégalement prises », ne seraient pas dédommagées par le nouvel acquéreur. L’étatisation est donc justice.

Le Tchadanthropus-tribune avec Alwhida

1876 Vues

Vous devez vous connectez pour pouvoir ajouter un commentaire