Si aujourd’hui le Tchad traverse une crise économique aiguë, la responsabilité incombe à Idriss Déby en premier. Le est le seul responsable pénal, adjoint à lui ses comparses et sbires, tous ceux qui ont pour la panse, ont servi à détruire le Tchad.

 

Non satisfait d’avoir pillé tous les biens publics au profit de son clan, Déby continue de faire main basse sur les sociétés étatiques à l’exemple de la convention de gestion et d’exploitation de la fibre optique sur l’axe Ndjamena-Adré, signée entre le Tchad et le Soudan à travers la société Sudal-Tchad. Le capital de cette société est détenu à 50 % par les Soudanais et les autres 50 % par Kérimo Idriss Deby Itno, fils de Déby et actuel directeur de coopération militaire au Ministère des Affaires étrangères. Vous comprendrez comment notre pays est partagé en butin de guerre par certains enfants et autres proches d’Idriss Déby. Pour comprendre le même élan, ceux qui sont habitués aux voyages à travers l’aéroport international de N’Djamena verront un autre de ses fils, le nommé Hisseini Idriss Déby lui s’arroge en propriétaire de Handling de l’aéroport Hassan Djamous de Ndjamena, pour ensuite prendre des parts dans la Société de Manutention du Tchad (SMT) avec Bolloré à hauteur de 30 % d’actions.

 

Beaucoup de personnes voudraient dire pourquoi pas ? Est-ce qu’ils ne sont pas des Tchadiens ?

 

Pourquoi ne doivent-ils pas posséder des actions ou se suffire aux responsabilités des sociétés ?

 

Tout tchadien avisé et connaissant bien son pays et ses entrailles saurait avec pertinence que toute industrie pouvant fabriquer des richesses n’est occupée que par les proches d’Idriss Déby, ses progénitures, ses sbires et ses comparses. Ils se rivalisent d’ingéniosités nocives pour se partager le Tchad en affamant les autres tchadiens. Jamais un quelconque tchadien n’aura la chance, ou le coup de pouce pour monter un échelon ou s’y faire par lui même, tandis qu’eux profitent du clientélisme et des annotations de papa, de tonton, la parenthèse est ainsi fermée.

 

Malgré la privatisation d’une bonne entité de l’aéroport de N’Djamena, Hisseini et Bedey seraient actionnaires à hauteur de 30 % à la Cotontchad sur la part qui revient en principe à l’État. Bedey, encore lui, le Tchad en entier le sait, il n’est plus à présenter. Il s’en offusque, fait l’innocent, mais les Tchadiens sauront lui demander le moment venu leur dû. À lui, et à quiconque dans ce pays, qui aurait contribuer à le détruire.

 

Il faut le comprendre bien, les Tchadiens sont unanimes, ce n’est pas tous les enfants de Déby qui sont mercantiles, non plus certains de ses parents qui eux aussi crèvent de misères, mais la plus que générale des proches sont dans la même nasse. Il faut noter encore que plusieurs des proches d’Idriss Déby continuent d’avoir dans leurs viseurs la raffinerie, la SNE, et bien d’autres sociétés étatiques. Comme on le voit, derrière toute braderie des sociétés de l’état en employant toutes les lexiques économiques qui s’y imposent, vous trouverez que Déby brade le pays au profit de sa progéniture. Tant pis pour les autres tchadiens, tant qu’ils se tairont, ils verront de leur vivant l’agonie sélective de leurs propres biens. Pauvre Tchad, tel est notre chant funèbre.

Tchadanthropus-tribune

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  • Bonjour à vous,

    Faudrait aussi arrêter de se plaindre via le net. Passer à l’acte pour montrer que ce pays vous tient à coeur. Tuer s’il le faut dans la nuit les gens qui rongent le pays, sinon faites leur savoir via leurs femmes, enfants et je n’en quoi d’autres. Les moyens ne manquent pas quand on veut sauver quelque chose de chère.

    Commentaire par Bandar le 5 septembre 2018 à 13 h 03 min
  • Les Brèves de Ndjamena – Tchad, pays en cours de privatisation
    Publié le 5 Sep, 2018

    http://www.tchadactuel.com/

    Dans une déclaration faite à Radio Tchad, la Ministre des Communications a laissé entendre que le Tchad a signé un accord avec une entreprise Tchado-Soudanaise à qui a été confiée l’exploitation de la fibre optique Adré-Ndjamena.

    Voilà une information qui doit faire dresser les cheveux de tout Tchadien ayant un brin d’amour propre, de fierté et de patriotisme.

    On se souvient tous que M. Daoussa Deby Itno, alors ministre des postes et télécommunications, avait présenté en conseil de ministres, présidé par son petit frère, Idris Deby Itno, président de la République, un projet de loi privatisant la Sotel à son profit. Les députés de tout bord, sensibilités par le personnel de cette entreprise, ont fait échec à ce délit d’initié, à cet acte délictueux.

    Et voilà qu’on revient par derrière pour privatiser, en catimini cette fois-ci, certaines activités jugées très rentables et super juteuses de cette entreprise. L’objectif étant toujours le même : asphyxier la Sotel et l’acheter à un franc symbolique.

    La question, la plus bête et la plus idiote qu’on pourrait se poser est de savoir, pourquoi la Sotel elle-même ne commercialise pas un des produits le plus rentable de ses activités ?

    On se demande pourquoi le Tchad s’est endetté à coup de milliards pour tirer de la frontière du Soudan jusqu’à N’Ndjamena la fibre optique et au bout du chemin on décide de donner la gestion de cette fibre à une entreprise soudanaise ?

    Quelle est l’expérience de cette entreprise soudanaise en matière de gestion de fibre optique ? Si elle est si expérimentée alors pourquoi le Gouvernement soudanais ne lui aurait-t-il pas confié la gestion de sa fibre optique ?

    C’est avec de l’argent public que cette fibre optique a été déployée de Adré à N’Ndjamena. Pourquoi n’a-t-on pas fait un appel d’offre international pour sélectionner l’entreprise la plus expérimentée et la plus disant pour l’intérêt du Tchad et des tchadiens ?

    Le régime MPS nous a habitués avec les coups tordus des entreprises soudanaises qui en faite, n’ont aucune existence réelle au Soudan. Il s’agit plutôt des entreprises soudanaises fictives dont les propriétaires sont des Tchadiens, tous très proches du premier cercle du pouvoir MPS. Il s’agit des sociétés écrans qui agissent pour tiers et dont la mission principale est de détourner l’attention. Les vrais acteurs sont tapis dans l’ombre et qui agissent pour faire main basse sur les entreprises publiques Tchadiennes, à moindre frais.

    Il faut se rappeler de la privatisation de le SNER qui a été exécutée de manière analogue. Une entreprise fictive soudanaise a été créée qui a racheté cette entreprise publique dont le passif a été légué à l’État et tout son actif cédé, presque gratuitement, à une entreprise soudanaise. Quand toute l’opération s’est achevée, l’entreprise soudanaise acquéreuse a disparu comme par enchantement et en lieu et place de l’entreprise soudanaise c’est M. Daoussa Deby Itno qui est apparu comme étant le vrai patron de la SNER.

    Le même coup a été joué pour la privatisation de l’huilerie-savonnerie de la Cotontchad, l’ONHPV, l’affaire Djarannabi (pipeline Sidigui) et les opérations en cours d’exécution, à savoir la Construction du Marché à mil, la privatisation partielle des activités de la SNE et de la STE, etc…

    Les Tchadiens ont avalé la fable selon laquelle l’argent du pétrole s’est évaporé comme par enchantement et dès qu’ils contestent cette fallacieuse version des faits, on leur fait sort la théorie de la paix chèrement acquise, c’est-à-dire à vous les 16 mesures, les vaches maigres, la misère, la mort, et à eux le partage du «Gâteau-Tchad», la bombance et la jouissance.

    Et si comme d’habitude, les Tchadiens demeurent amorphes en contemplant les mouvements des nuages dans leur beau ciel bleu, ils n’auront que leurs yeux pour pleurer quand tout le pays sera cassé en petits morceaux et privatisés au profit des membres du petit cercle fermé du pouvoir, et comme toujours par l’entremise des sociétés soudanaises fictives !

    Correspondance de

    Ali Ahmadaye Ali

    NDJAMENA

    Commentaire par GOUVERNANCE le 5 septembre 2018 à 22 h 22 min