Il est 07h 45 à N’Djamena à la prison de Klessoum, Mahamat Saleh Seid traine son spleen dans cette vaste cours sans comprendre réellement pourquoi il est là…

En effet il était un administrateur principal de la CNAAR (Commission nationale d’accueil de réinsertion des réfugiés et des rapatriés (CNARR) comme l’indique une correspondance adressée

Mr Ousman Fadoul SAWA accuse et le traine en justice au motif que son épouse, madame Samira Mahamat Begueye aurait fui son foyer pour se constituer réfugier avec la complicité de l’administrateur principal, et qu’une fausse attestation provisoire de réfugié lui aurait permis d’aller se réfugier en Mauritanie.

C’est ainsi que sous l’influence de Ousman Fadoul SAWA, la justice accède à sa volonté de plainte et condamne Mahamat Saleh Seid de payer la somme de 25 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts. Mais en appel, la Justice relâche pure et simplement Mahamat Saleh Seid. 12 jours après cet appel, et malgré la décision de justice, les correspondances du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation au ministre de la Justice, rien n’est fait pour soustraire Mr Mahamat Saleh Seid à la Justice.

Est-ce normal qu’en cette période de transition ou plusieurs signaux parlent de paix et de dialogue national inclusif et souverain, de laisser croupir quelqu’un injustement en prison ?

Il faut noter que dans l’exercice de leurs fonctions, les fonctionnaires de la CNAAR subissent une pression terribles des certaines familles influentes pour inscrire des membres de leurs familles comme réfugiés dans le seul but que ceux-ci soient par la suite installés vers des pays étrangers, et avoir une vie pérenne.

Aux dernières nouvelles, le ministre de la Justice Mahamat Ahamat Alhabbo aurait écrit au 1er ministre Pahimi Padacké pour trancher dans cette affaire. Cela résulte de l’absence de l’autorité de l’état qui stipule que même une décision de justice n’est pas exécuté dans les normes.

Le Tchad doit aspirer à une autre époque où l’autorité de l’état, ou de la chose jugée doit être au-dessus de tous. L’iniquité, et l’injustice sont les sources des frustrations qui enveniment la société tchadienne.

Au Tchad, l’injustice caractérisée pousse une partie de la société à se braquer contre ses dirigeants. Il y a ceux qui croupissent en prison sans forme de procès. Il y a ceux à qui des maisons sont occupées injustement sans que la Justice ou l’état décident de les récupérés pour les restituer aux ayants-droits, il y a aussi les humiliations continues envers des citoyens sans défense. Une myriade de situations qui laissent chaque compatriote avec un nœud au cœur.

Une Justice injuste n’est que ruine de l’âme.

Tchadanthropus-tribune

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