Dans un communiqué du 25 février, 8 commissaires de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) se désolidarisent du rapport produit par leur ’institution sur les manifestations du 20 octobre 2022.

 

Ces commissaires disent avoir appris avec ‘’grande surprise’’ et ‘’stupéfaction’’ la publication du rapport sur les manifestations du 20 octobre 2022. Ils accusent le président de la CNDH, Mahamat Nour Ibedou, de l’avoir rendu public sans la ‘’ procédure d’adoption par l’assemblée plénière ne soit respectée’’.

 

En effet, d’après ces 8 commissaires, après la compilation des donnés de ce rapport dans 5 missions de terrain conduite au sud et à N’Djamena, ‘’ le projet du rapport a été soumis au président de la CNDH pour son adoption à l’assemblée plénière’’. Mais, ‘’ ce dernier a choisi de s’isoler avec quelques membres de son cabinet et des personnes inconnues et non assermentées pour manipuler ce projet de rapport sensé être débattu à fond par l’assemblée plénière pour concorder les données et recouper certaines sources avant son adoption sur procès-verbal’’.

 

Ces commissaires, dont Belngar Larmé, rapporteur général de la CNDH, Banadji Boguel Pyrrhus, ne se ‘’reconnaissent nullement dans ce rapport validé par la personne seule du président Ibedou. Par voie de conséquence, il en assumera l’entière responsabilité’’.

 

Dans ce rapport, le nombre des personnes tuées lors des manifestations du 20 octobre contre la prolongation de la transition de deux ans s’élève à 128 morts. Le gouvernement, dans son bilan revu, en donne 73.

Le Tchadanthropus-tribune avec Tchad info

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