Le jeudi 15 aout dernier, le président de la République a convoqué au palais présidentiel les présidents et secrétaires généraux des partis politiques de l’opposition. Un seul point a été inscrit à l’ordre du jour : l’arbitrage du garant sur la liste contestée du chef de l’opposition démocratique portant sur  la désignation des  représentants de l’opposition pouvant siéger au CNDP.

Le président a ouvert cette rencontre avec une petite introduction dans laquelle, il  a précisé que son cabinet a reçu cinq différentes listes de l’opposition dont deux listes de Félix ROMADOUMNGAR.

La première personne qui a pris parole était le chef de file de l’opposition. Il a tenté de justifier sa liste contestée avec des arguments fallacieux qui ont été balayé d’un revers par la suite par ces collègues chefs de partis.

Ainsi tour à tour, plusieurs chefs de regroupements ont exprimé leur position et ont accusé le chef de l’opposition d’avoir choisi ces partisans sans aucune base logique et que les autres  considèrent comme des traitres à la solde MAHAMAT ZENE BABA.

L’intervention la plus spectaculaire était celui du président du parti RPT et porte parole du FONAC monsieur GANGHNON MBAIMBAL. Ce dernier a affirmé que le FONAC n’a pas pris part au forum sur les reformes institutionnelles. Ils ont accepté d’entrer au CNDP à la demande de FRANCOIS FALL, représentant du Secrétaire Général de l’ONU en Afrique centrale qui a rencontré à la veille le président de la République. Cette déclaration de GANGHNON a attiré la foudre du chef de l’Etat avec une réaction musclée « monsieur Ganghnon, si vous parlez comme ca, je vais vous mettre toute suite dans la rue »

Une autre intervention a fait réagir l’assistance, est celle de MAHAMAT LAZINA porte parole d’un petit regroupement de deux partis crée pour la circonstance et dénommé GOUNOU qui signifie  en arabe levez vous. Devant le président de la République, LAZINA a fait une déclaration mesquine et a montré son  vrai visage d’un faux opposant. Il a dit ceci: «  je suis un opposant modéré, je suis différent de ceux  la qui partent dans des chancelleries et dans des medias étrangers pour dénigrer le Tchad »  hué par ces collègues, il a fallu l’intervention du président DEBY  pour ramener le calme  «  vous n’êtes pas des étudiants dans un amphithéâtre, c’est quoi ca, laissez votre collègue s’exprimer en toute liberté, vous êtes des chefs d’opposition censés diriger le pays »  LAZINA a oublié lorsqu’il avait des ennuis avec AHAMAT BACHIR, c’est  grâce à l’intervention de l’ambassade de France qu’il a été sauvé des griffes de VOUVOUZELA. Il a été beaucoup défendu aussi  par les tchadiens de la diaspora. La roue de l’histoire tourne et LAZINA sera rattrapé un tour sans nul doute.

Apres avoir épuisé les interventions, le président de la République a dévoilé la liste contestée du chef de file. Premier couac, dés que le président a appelé le nom de NGARLEJY YORONGAR, ABDOULAYE SABRE directeur du cabinet civil se levait et interceptait  le président pour lui  dire que cette liste a été modifiée et de lire plutôt la seconde liste dans laquelle le nom YORONGAR  a été remplacé par BAGAOU. A la fin de lecture, le président a soumis au vote la liste contestée du chef de file. Ainsi par 34 voix contre 22 pour, le président a pris acte du verdict populaire. Sur le champ, il a mis un comité composé de sept chefs de partis pour lui proposer une liste nouvelle et consensuelle. Cette proposition du garant a été acceptée par tous. Erreur grave et monumentale, car parmi le sept, quatre sont les pions de MAHAMAT ZENE BADA, seuls YORONGAR, GANGHNON et IRE sont des opposants crédibles. Le comité s’est retiré dans un bureau situé  juste à coté pour proposer une nouvelle liste. Apres, environ quarante minutes, le directeur du protocole ALLAMAYE a introduit les membres du comité dans le bureau du chef de l’Etat. Les  opposants traitres à la solde ZENE BADA sont démoralisés, dans leurs tètes, ils disent que cette fois ci c’est fini pour nous. Le moment de verdict est arrivé, le président est sorti  avec une liste en main et demandait à l’assistance d’acclamer fort. C’est ainsi que tous les opposants présents ont acclamé RAP RAP RAP croyant que c’est une nouvelle liste qui sera rendue publique par le garant. Encore une deuxième erreur grave et monumentale, comment peut on acclamer un résultat avant le verdict ? Du jamais vu. Lorsque le président a lu la liste, c’est la surprise, la désolation et la déception  dans le camp de l’opposition authentique, car c’est la liste  du chef de file qui a été auparavant rejetée par un vote que le Président de la République venait  d’entériner, Le président de la République nous a dupé, il nous a piégé, notre vote a été détourné disent ils. Mais c’est trop tard déjà, l’opposition est victime de sa propre naïveté.

A la fin, le président a fait deux promesses :

1 Les prochaines élections seront  libres et transparentes et qu’il n’aura pas de vol (poudre aux yeux pour preuve  le vote qui venait de passer devant lui n’a pas été respecté)

2 Année prochaine le CNDP sera renouvelé intégralement

La seule consolation que l’opposition a obtenu, c’est  le départ de ZENE BADA du CNDP. Comme dit un adage «  qui sème les vents, récolte la tempête  ».

Correspondance particulière

Tchadanthropus-tribune

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