La CNPCIC aurait-elle créé un foyer de COVID-19 à N’Djamena ? La Société pétrolière CNPC qui opère au Tchad a arrêté la rotation de ses employés nationaux depuis quelques mois déjà et n’a jamais eu l’intention de reprendre de sitôt selon toute vraisemblance.
Mise sous pression par ses employés et le gouvernement qui lui demandaient de faire reprendre le travail aux employés à l’instar des autres sociétés la CNPCIC a récemment mis en quarantaine 16 de ses employés après une visite médicale complète ponctuée par un test COVID-19 qui s’est révélé négatif. Le hic c’est que la quarantaine de ces employés s’est déroulée dans un hôtel miteux (plus une auberge de passe qu’un hôtel). L’autre problème aussi c’est que les employés et consultants expatriés de ladite société bénéficient d’un meilleur traitement.
A la veille de veille du départ de son personnel pour les champs pétrolifères un autre test a été effectué et sur les 16 employés, un cas flou (nous ne dirons pas positif, allez le demandez au laboratoire).
L’autre société chinoise GWDC, récemment impliquée dans l’affaire de la tentative de corruption des agents de l’IGE y avait mis aussi ses employés en quarantaine là. Aux dernières nouvelles une bonne dizaine de ces employés seraient contaminés. Les conditions ici est lié au nombre pas au fait de la contamination. La logique voudrait que s’il y a contamination elle est forcément due aux conditions dans cet endroit qui n’a subi ni désinfection ni même un bon nettoyage avant l’intégration de nos compatriotes dans cet établissant.
Connues pour des pratiques discriminatoires contre les Tchadiens, ces sociétés ont placé leur personnel expatrié dans des endroits bien sécurisés et sûrs. Nos compatriotes qui ont protesté n’ont malheureusement pas eu gain de cause mais par contre la situation de ceux qui les ont suivis s’est nettement dégradée.
Et ceux qui sont déjà partis sur le site sont encore soumis à une autre quarantaine de deux semaines dans un camp en dehors de la base vie de CNPC à Rônier. Il y a quelques temps les expatriés venus sur le terrain ont pourtant eu une semaine de quarantaine mais dans leurs chambres respectives à la base vie avec des conditions nettement meilleures alors que nos compatriotes sont nourris tous les jours à la viande. Parmi beaucoup ont des problèmes de santé liés au cholestérol et un taux de l’acide urique décelés lors de leurs derniers bilans médicaux.
Ils continuent de vivre ce calvaire attendant que les choses changent.
Correspondance particulière

Tchadanthropus-tribune

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