A la suite des récents incidents survenus au sein de l’École nationale des sciences et techniques de l’information et de la communication (ENASTIC) d’Amdjarass, une réflexion sur le vivre-ensemble a été au centre d’un séminaire. Les ingénieurs Arafa Bokhit Charfadine, Azong Djibrine Dabalambi et Barka Ngarsala ont présenté un thème intitulé : « Le vivre-ensemble dans un campus universitaire ».

 

Le vivre-ensemble dans un campus universitaire est défini par les intervenants comme la capacité des étudiants, malgré leurs différences culturelles, à cohabiter pacifiquement et à construire des relations basées sur le respect mutuel.

 

Il concerne également, poursuivent-ils, la capacité des enseignants à travailler harmonieusement malgré leurs différences sociales, ainsi que celles des personnels administratifs, issus de divers horizons religieux ou générationnels, à évoluer dans un espace commun dédié à l’apprentissage et à la vie sociale.

 

Plusieurs éléments contribuent à instaurer un climat de cohésion au sein d’un campus. Il s’agit notamment du respect mutuel, fondé sur l’écoute, la tolérance et la politesse, la valorisation de la diversité culturelle qui favorise les échanges et l’ouverture d’esprit, du dialogue et de la communication, ainsi que des activités associatives et culturelles. L’existence de règles communes justes et appliquées équitablement demeure également un facteur clé.

 

Cependant, le vivre-ensemble peut être fragilisé par des conflits d’opinions ou de valeurs, des discriminations telles que le racisme, le sexisme ou l’exclusion sociale, l’isolement de certains étudiants, ou encore un manque de communication et de compréhension mutuelle.

 

Pour prévenir ces difficultés, plusieurs actions sont proposées par les panelistes, notamment la sensibilisation au respect et à la diversité, la médiation et le dialogue en cas de conflit, la création d’espaces de rencontre et de partage, l’engagement dans la vie associative, ainsi que la promotion de l’égalité et de l’inclusion au sein du campus.

 

Cette réflexion intervient à la suite de la bagarre survenue le 2 janvier à l’ENASTIC d’Amdjarass. Selon nos informations, le 31 décembre, des étudiants chrétiens avaient invité leurs condisciples musulmans à célébrer avec eux. Ces derniers ont décliné l’invitation, estimant que cette fête ne les concernait pas. Des étudiants chrétiens ont alors rappelé qu’ils participaient habituellement aux fêtes musulmanes. Les échanges se sont envenimés, débouchant sur une altercation générale ayant fait plusieurs blessés.

Tchadanthropus-tribune

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