Sans rancune : « Comment peut-on affirmer en direct à la télévision que le Tchad à toujours « respecté les textes relatifs à la protection des droits de l’homme et du citoyen » alors que tout l’univers sait que le prétendre est un mensonge d’état éhonté ? », en ironisant, Mahamat Nour Ahmed Ibedou s’interroge.

«Dans une déclaration emprunte de fébrilité, la Ministre de la Communication porte parole du gouvernement en réaction à la publication du rapport d’Amnesty International sur les violations des droits économiques sociaux et culturels au Tchad à fait un point de presse. Dans cette communication où l’irresponsabilité et l’incohérence dans les propos se le dispute à la vulgarité, madame le Ministre de la communication s’est livrée à une joute oratoire indigne d’un officiel ; un officiel qui, par essence est tenu d’observer dans une déclaration officielle, un minimum de réserve et de décence propre à rendre ses propos un tant soit peu plus responsables et plus convaincants. Cette sortie ratée ne nous surprend guère d’autant plus que tout le monde sait que les Ministres et tous les autres hauts responsables tchadiens du reste ne sont pas des collaborateurs d’Idriss Déby mais ses serviteurs». Cette vérité est sortie de la bouche de monsieur Mahamat Nour Ahmed Ibedou  de la Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’Homme(C.T.D.D.H), depuis hier mardi 24 juillet 2018. Le Secrétaire général de la CTDDH eut fait cette déclaration qui tourne autour de la condamnation par la Ministre de la Communication porte parole du gouvernement d’un rapport fait par Amnesty International sur les violations des Droits Economiques Sociaux et Culturels au  Tchad.  Il s’est prononcé à titre personnel, sans engager son organisation de défense des Droits humains. Toutefois, qu’il le fasse à son propre compte ou au nom de son organisation, monsieur Mahamat Nour Ahmed Ibedou ne change pas de ton. ses publications sur les réseaux sociaux  sont toujours poignants empruntes de colère et d’indignation à l’égard du régime de N’Djamena qui banalise tout sans se soucier du sort de la population tchadienne au nom duquel il prétend gouverner le pays. Il n’a pas sa langue dans la poche, car l’Etat tchadien ne mérite plus le respect, puisque son mensonge a atteint un tel niveau comparable au sommet le plus élevé du globe, l’Everest avec un pic  de 8848 mètres d’altitude. Un proverbe français stipule justement : « Il vaut mieux que l’on vous croie malheureux que menteur ».

 Monsieur Mahamat Nour Ahmed Ibedou continue son regard critique sur un point de presse qui révèle les tares d’un pouvoir truffé des hommes et des femmes zélés, prêts à vendre leur âme même au diable  : «Toutes les décisions sont soit inspirées soit carrément dictées par lui en personne. Sans vouloir cependant disculper ces souffre douleurs, là malheureuse Ministre de la Communication étant naturellement «la voix de son maître” était dans l’obligation de lire devant la presse une absurdité à laquelle elle même n’y croit certainement pas. Comment peut-on affirmer en direct à la télévision que le Tchad à toujours “respecté les textes relatifs à la protection des droits de l’homme et du citoyen” alors que tout l’univers sait que le prétendre est un mensonge d’état éhonté ? D’ailleurs Amnesty International avait fait preuve de beaucoup de réserves et aurait pu aller plus loin. La ministre n’a évidemment pas raté l’occasion d’abattre l’habituel argument de service: la lutte contre le terrorisme qui justifie peut être selon elle « les violations des droits humains, de détérioration des droits à la santé et à l’éducation en passant par le manque de liberté fondamentales notamment les Libertés d’expression, syndicales, d’association, d’interdiction de manifestations pacifiques et autres ». On ne peut pas être plus maladroit ».

Il conclut son propos non sans décocher de flèches porteuses de venin susceptibles  de neutraliser des inepties du régime, qui est dans le déni permanent et la manipulation de consciences : «Quand ce fameux ministre affirme que le pays bénéficie de l’estime de ses partenaires internationaux, elle prend ses désirs pour de la réalité ; et elle ignore peut être qu’au plan économique, notre pays est la risée de toute la planète; cette dame surenchérit et quand elle dit sans sourciller, que le PND est une réussite, elle verse carrément dans la divagation. Qu’elle compare seulement le nombre de pays ayant promis des fonds avec le nombre de ceux qui ont libéré les leurs et elle saura que le PND est une catastrophe et qu’il n’y, à aucune fierté à en parler devant la presse. Amnesty International est une Organisation connue et respectée dans le monde pour son impartialité, sa rigueur et son objectivité ; ce n’est pas un gouvernement irresponsable comme le nôtre qui arrivera à convaincre l’opinion nationale et internationale que son rapport sur le Tchad manque de sérieux ».

La Rédaction

Encadré sur le même sujet

Source Le Pays, article signé par Asnan Non-Doum Saturnin : «Le gouvernement juge «pas sérieux» le rapport d’Amnesty International sur les mesures d’austérité.

Après la publication du rapport d’Amnesty International intitulé «Budget en chute, répression en hausse : le coût humain des mesures d’austérité au Tchad », la ministre des Postes, des nouvelles  technologies de l’information et de la communication, porte-parole du gouvernement, Ndolenodji Alixe Naimabye réagit à travers une communication faite  ce dimanche 22 juillet 2018  à son cabinet.  Pour le gouvernement, ce rapport vise à jeter de discrédits sur le Tchad et à plonger la population dans un désarroi total. La ministre de la communication n’est pas passée par le dos de la cuillère pour qualifiées le rapport « des informations non fondées, partisanes et truffées d’accusations graves de nature à saper les efforts menés par le gouvernement tchadien, dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance». C’est pourquoi, elle tient à porter à l’attention de l’opinion nationale et internationale et à rappeler à Amnesty international que le Tchad, en tant que pays souverain, a toujours respecté les textes relatifs à la protection des droits de l’homme et du citoyen en conformité avec les normes internationales telle que dictées par la Déclaration universelle des droits de l’homme. «Amnesty  International, de par sa mission, a l’obligation de respecter le principe  contradictoire. Le gouvernement constate avec regret que les contributions  fournies par ses officiels n’ont pas été prises en compte dans ce rapport qui d’ailleurs n’a pas été soumis avant sa publication comme  l’exige  la pratique puisque les  membres du gouvernement avaient été consultés dans le cadre de son élaboration », rappelle la ministre de la communication Ndolenodji Alixe Naimabye qui s’interroge sur la pertinence des analyses et conclusions de ce document établi avec si peu de sérieux et d’objectivité. Pour le gouvernement, Amnesty international  parle avec inconscience  et légèreté,  de violations des droits humains, de détérioration des droits à la santé et à l’éducation  en passant par le manque des libertés fondamentales notamment  les libertés d’expression,  syndicale,  d’associations, d’interdiction  de manifestations à caractère pacifique et autres.

Donc, « les mesures d’austérité prises par le gouvernement  pour  juguler, la crise financière et économique difficile que  traverse  le Tchad et dépeintes par Amnesty international comme des mesures purement antisociales, répondent d’une part aux exigences des bailleurs des fonds et sont appréciées par les partenaires financiers  internationaux », justifie la porte-parole du gouvernement.  « Le Tchad n’est par ailleurs pas le seul pays au monde, ni dans l’histoire, à traverser une crise économique sévère et à appliquer des mesures d’austérité», note la ministre. Selon le gouvernement tchadien, les méthodes de sondage  contestables employées par Amnesty  International ne visent qu’à noircir le tableau. Car, estime-t-il, l’Ong s’attarde seulement sur des informations et des données présentant la situation peu reluisante du Tchad tout en occultant, sciemment, les efforts soutenus et consentis par le président de la république Idriss Déby Itno  et le gouvernement  tchadien pour  le mieux-être  de ses concitoyens.  De ce fait,  «le Gouvernement  du Tchad ne peut que déplorer  le manque de sérieux d’Amnesty  international qui a pourtant bénéficié de la largesse des autorités tchadiennes. Au demeurant, rien ne détournera le Gouvernement  tchadien des réformes somme toutes salutaires enclenchées  et dont les effets ne tarderont  à se faire sentir», conclut la ministre des Postes ; des nouvelles technologies de l’information et de la communication, porte parole du  gouvernement Ndolenodji Alixe Naimabye.

Tchadanthropus-tribune avec 

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