REPUBLIQUE    DU      TCHAD                                      

                        

 

                                            

COMMUNIQUE DE PRESSE / N° 009/COORD/NAT/UFC/O12

relatif à l’envoi des troupes tchadiens en Centrafrique

                                                   

 

La COORDINATION NATIONALE de l’UNION DES FORCES POUR LE CHANGEMENT (U.F.C) condamne avec fermeté l’envoi des militaires tchadiens à la rescousse du Président centrafricain Bozizé, dont le régime se trouve actuellement malmené par la coalition rebelle « Séléka ».


Cette décision unilatérale du dictateur tchadien, un fait de sultan dénué de toute base légale puisqu’elle n’a fait l’objet d’aucune discussion préalable, ni au parlement ni dans quelque autre instance de l’exécutif africain ou national, traduit une fois de plus le bellicisme et l’amateurisme qui a toujours caractérisé le pouvoir de M. Déby.


Comme toujours, ce sont les Tchadiens et l’image de leur pays qui s’en trouveront terni par les conséquences ravageuses annoncées de cette énième immixtion militaire dans les affaires internes de la Centrafrique et, de manière plus globale, de l’obsession interventionniste tous azimuts dont Déby fait montre en Afrique francophone.


Pendant que le pays entier est en proie à la famine et aux maladies, pendant que les enfants de son « Tchad émergent » souffrent de malnutrition et survivent grâce aux dons des ONG internationales, pendant que les travailleurs s’époumonent sans succès derrière le pouvoir MPS depuis le mois de juillet pour obtenir une maigre augmentation des salaires, M.Déby, imbu de son sentiment de toute puissance, préfère exporter sans vergogne et à coups de milliards sa violence au service de Bozizé et du clientélisme françafricain révolu.


Pour La
COORDINATION NATIONALE de l’UNION DES FORCES POUR LE CHANGEMENT (U.F.C), cette éternelle fuite en avant du régime de DEBY par des interventions militaires  hors du Tchad illustre bien son incapacité notoire à faire usage d’autres moyens que la guerre pour régler les différends politiques dans la Sous-Région.

 

Fait, le 19 décembre 2012,

 

Le Porte parole de l’UFC

BRAHIM OUMAR 

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