La Convention tchadienne pour la Défense des Droits Humains est profondément indignée par les agissements inhumains de la brigade mobile mixte des agents forestiers effectués dans la région du Guerra.
 

Cette brigade mixte sensée avoir été dissoute en théorie continue à sévir en province: huit (8) villages situés dans la région du Guerra ont été victimes de rackets de ces individus. En effet, sous le couvert de la lutte contre la désertification, quatre véhicules chargés d’agents forestiers armés jusqu’aux dents ont investi le mardi 9 juillet 2013 ces villages, et ont interdit à leurs habitants de défricher leurs champs en prévision de travaux champêtres. Devant la réticence des villageois, deux d’entre eux ont été molestés et arrêtés et des amendes allant de 2.000.000 à 500.000 FCFA leur ont été infligées.
 

Voici la liste des villages victimes de ces agissements arbitraires, et les montants des amendes:
 

Le village Banda 2 000.000 FCFA, le village Tchofio 1.000.000 FCFA, le village Abrech 750.000 FCFA, Douziat 1.000.000 FCFA, Doungoulou 500.000 FCFA, Nikel 600.000 FCFA, Dabra 1.000.000 FCFA, au village de Gadjira, un habitant Mr Bichara Ayouba pour avoir protesté contre cette situation s’est vu brutalisé sans ménagement et une somme de 750.000 FCFA lui a été arrachée. Ces sommes d’argent sont prélevées sans quittances en contrepartie, ce qui nous amène à deviner leur vraie destination. Ces actes sont d’autant plus inadmissibles que des citoyens tchadiens sont empêchés de cultiver leurs propres champs alors qu’ils ne voulaient que les débarrasser des simples arbustes, comme ils le faisaient à chaque saison de pluie sans la moindre conséquence pour l’environnement.  
 

Certains villageois ont même abandonné leurs villages en quête d’autres endroits pour cultiver. Ces violations graves des droits humains sont effectuées avec la complicité passive des autorités administratives qui, du fait que cette brigade mobile est placée sous les ordres directs du chef de l’État craignent pour leurs postes.  
 

La Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l’Homme (CTDDH) en appelle à la société civile au niveau national et international ainsi que les chancelleries de certains pays épris de justice d’intervenir le plus rapidement possible pour faire cesser ces pratiques barbares.  
 

La Convention tchadienne pour la Défense des Droits Humains (CTDDH) rend le Gouvernement tchadien responsable de la prochaine catastrophe humanitaire qui adviendra certainement dans le Département du fait de l’interdiction de cultiver imposée aux villageois.  

 

Fait à N’Djamena le 15 juillet 2013

Le Secrétaire Général Mahamat Nour Ahmet Ibedou

Email : ctddh.ongatchad@yahoo.fr tel : 91 03 85 71

(C.T.D.D.H) B.P : 5839 N’Djamena

 

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