À l’instar des autres pays comme le Mali, le Sénégal ou le Maroc, qu’est-ce que le régime de Déby a mis en place pour que les fils du pays qui sont à l’extérieur puissent contribuer au développement du pays ?

Il ne suffit pas de faire face aux micros des grandes annonces et puis après mettre les décisions dans les tiroirs.

Au Maroc par exemple, le royaume a mis à disponibilité plusieurs atouts. L’engagement des émigrés et leur inclusion dans les institutions du pays sont l’un des enjeux majeurs au Maroc. Les revendications de la diaspora marocaine à l’étranger ont permis de mettre en place des institutions bancaires leur permettant avec facilité d’envoyer de l’argent via des banques marocaines spécialisées afin de permettre des investissements variés et efficaces. Les Marocains vivant à l’étranger reviennent dans leurs pays avec des avantages sur tous les produits permettant d’aider au développement.

Au Mali et au Sénégal tout comme en Côte d’Ivoire, leurs diasporas font des va-et-vient au pays avec cette facilité de pouvoir investir, de progresser dans leurs domaines respectifs. Les exemples sont divers et variés en termes de politique de facilité fiscale et financiers parce que ceux-ci ramènent des expertises et des franchises afin des secteurs divers puissent se développer.

En bientôt 30 ans de pouvoir, qu’est-ce que Idriss Déby a fait pour la diaspora ? Si ce n’est de débaucher toute personne estampillée MPS pour le nommer et l’oublier ?

Le Tchad possède à l’étranger plusieurs cadres dans plusieurs domaines et qui travaillent parce que dans leur propre pays ils n’ont pas accès à un travail par rapport à leurs domaines d’études. Il suffit d’interroger le circuit international pour voir qu’il y a combien de médecins tchadiens, des infirmiers, des sages-femmes, des pédiatres, etc. qui travaillent et éduquent leurs enfants. Il suffit de mettre en place une politique de retour avec certains avantages pour permettre à certains d’entre eux de revenir au pays et embellir le secteur de la santé publique qui est en déficience. L’Afrique de l’Ouest et l’Europe sont le vivier où travaille tout ce corps cité. L’apport de la diaspora, comme ce footballeur qui a pu négocier 200 lits d’hôpitaux avec un hôpital en France. Quand ce généreux footballeur a voulu qu’on les envoie au Tchad, on lui a sorti de venir payer le dédouanement d’abord. Pourquoi un don doit être dédouané ? Aller comprendre.

Le sport qui est un facteur d’unité et de rassemblement trouve son épicentre dans la formation. Des Tchadiens formateurs au Tchad sont comptés au bout du doigt, mais à l’étranger ils sont plus nombreux qu’au bled. Comment veille-t-on parler de diaspora alors qu’en envoyant juste 50 maillots et ballons à un club, on exige de vouloir les passer à la douane ?

Les exemples cités ci-haut concernent tous les autres secteurs, tourisme, hôtellerie, ingénierie, mode, artisanat, technologie diverse entre autres.

Il ne suffit pas de dire la diaspora et en faire un hymne, il faut mettre en place une réelle volonté politique axée sur des cas pratiques, la théorie en lui seul ne résout rien.

Être chef ce n’est pas seulement présider les conseils de ministres, mais il faut avoir de la vision, seul leitmotiv pour tracer la voie à une génération future.

Tchadanthropus-tribune

1923 Vues

  • Le président à la vision du futur mais ses proches du cabinet et autres n’est pense plus au pays mais à leurs postes et leurs poches . quand on travail avec les mêmes tête , c’est impossible d’avancer et en plus le IDI ne contrôle plus le pays comme avant. parce que il est entouré par les béni oui oui.

    Commentaire par ABAKAR MALLOUM KADRE le 20 novembre 2019 à 2 h 24 min
  • Étant intervenu sur la question de la mobilisation de la diaspora lors de cette conférence des ambassadeurs éditions 2019, j’ai le sentiment que le débat fut ouvert et les échanges fructueux. S’agissant de la mise en œuvre des recommandations, Time will tell…

    Commentaire par Nico ITALIQUE le 21 novembre 2019 à 0 h 19 min
  • Un régime aux agonies.
    Depuis l’accession du MPS au pouvoir en 1990, la diaspora Tchadienne n’a jamais constituée une préoccupation majeure pour le pouvoir de N’djamena. Ayant plongé le pays dans un cercle infernal de mauvaise gouvernance, Idriss Deby Itno appelle la diaspora qui hier était assimilé aux opposants à son régime au rescue.
    Quel paradoxe ?

    Commentaire par François MITO le 21 novembre 2019 à 22 h 20 min