Le décret signé par Idriss Déby sur un confinement drastique, et traduit immédiatement dans les faits par les membres de son gouvernement fait jaser la population tchadienne dans son ensemble y compris dans sa frange majoritaire le MPS.

Cette décision unilatérale est sans fondement même si on prétend prendre l’alibi Covid-19.

Le ministre secrétaire général à la présidence Pahimi Kalzebeut et quelques membres du gouvernement n’ont pas pris la peine d’organiser une mesure d’accompagnement pour confiner une population qui vit difficilement, et c’est grâce à la débrouille du matin au soir.

Plusieurs voyageurs à qui aucune période définie n’a été observée pour qu’ils puissent rapidement regagner leur lieu de domicile. 

Les citoyens interrogés à propos de cette mesure gouvernementale trouvent unilatérale cette décision et demandent aux autorités de revoir cette décision qu’ils trouvent dure à supporter et pénible à appliquer.

À N’Djamena, dans certains quartiers de la capitale, plusieurs personnes ont bravé les forces de l’ordre chacun vaquant à ses occupations. Les quartiers sud de la capitale se sont organisés pour taper dans des casseroles et usant des sifflets pour sensibiliser les jeunes.

Dans une sortie vidéo un président de parti politique (Mahamat Lazina) dénonce cette décision et évoque des pistes pour désobéir, car dit-il cette décision est injuste. L’union des journalistes n’est pas du reste, elle appelle le gouvernement au bon sens. Le président de l’union des journalistes tchadiens, Abbas Mahmoud TAHIR a déclaré aujourd’hui que les médias dans leur ensemble, privés comme publics sont ignorés lors de la communication du ministre Secrétaire d’État, ministre Secrétaire général de la Présidence de la République annonçant le confinement total.

La dynamique citoyenne-stop, ça suffit indique que les mesures prises à l’emporte-pièce et à la va-vite sont totalement irréfléchies, inopportunes et précipitées.

Le ministre secrétaire général à la présidence des Itno, Kalzebeut Pahimi Deubet a déploré hier au cours d’une réunion la non-application du décret portant confinement total de la ville de Ndjamena.

Tôt dimanche matin, les éléments de la gendarmerie, de la police et de la garde nomade ont procédé au contrôle du port obligatoire de cache-nez autour des ronds-points Chagoua, Dembé, Aigle de Moursal, Fontaine de l’Union, double voie, Goudji, gazelle et devant l’ancienne direction de la douane non loin du Lycée Félix Éboué.

Les professions jugées non essentielles (salon de coiffures, menuiserie, soudure, entre autres) sont toutes fermées laissant les professionnels du secteur sur le carreau. Que feront-ils s’ils ne peuvent avoir de revenues pour nourrir leurs enfants ?

Selon nos sources, au marché d’Abena dans la commune du 7e arrondissement, quelques commerçants regroupés devant leur boutique ont été dispersés par des gendarmes.

À Walia dans la commune du 9e arrondissement, les lieux de cultes sont fermés, par contre les cabarets et marchés sont ouverts. Même constat tout autour du marché à mil et grand marché. Tandis qu’au marché à mil les activités tout autour ont été très denses et toutes les boutiques ouvertes. On ne comprend rien.

Le jeu des dupes.

Au-delà de ce qui est imposé comme confinement, plusieurs observateurs affirment que le dictateur tchadien manigance une stratégie de saborder la campagne de ses adversaires en ne pas les laissant sillonner l’intérieur du pays, alors que lui, avait déjà fait sa campagne dans plusieurs villes du pays, réunissant plusieurs personnes sans aucun respect des mesures barrières.

Tchadanthropus-tribune

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  • je me demande pourquoi le racisme existe-il au centre de la ville,la capitale Tchad- N’djamena ?la police,les militaires, service Communal, gendarmerie la douane, maltraites la population du sud de ville, j’arrive pas surtout à comprendre sur l’inégalité total, ils tuent, espionne, frappé, torture, malveillant

    Commentaire par Amine Baidjeffa le 4 janvier 2021 à 19 h 29 min
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