Dix-sept personnes ont trouvé la mort vendredi au Tchad dans des affrontements entre agriculteurs et éleveurs à Mangalmé dans la province de Guéra ( centre), en proie à des conflits meurtriers entre ces communautés, a déclaré samedi à Anadolu le gouverneur de la région, Sougour Mahamat Galma.

« Le conflit qui a débuté vendredi dans les villages Djandjol, Wagga, Bardé et Araka, s’est poursuivi ce samedi. Ce 1er octobre, plusieurs maisons ont été incendiées dans de nouvelles violences. Le bilan provisoire est de 17 morts et plusieurs blessés. Ce bilan pourrait s’alourdir car la tension persiste entre les deux communautés. Les forces de sécurité seront déployées dans la zone aussitôt que possible », a souligné le gouverneur.

Les violences entre communautés sont fréquentes au Tchad où nombre d’habitants sont armés. Ces conflits opposent principalement éleveurs nomades arabes aux cultivateurs autochtones sédentaires qui accusent les premiers notamment de saccager leurs champs en faisant paître leurs animaux.

En août 2021, 22 personnes avaient été tuées dans des affrontements intercommunautaires à 200 km à l’est de la capitale tchadienne. En février 2021, 35 personnes avaient péri dans le sud du pays.

Fin novembre 2020, au moins 22 personnes avaient été tuées dans des affrontements entre éleveurs et cultivateurs toujours dans le département de la Kabbia après la destruction d’un champ par des bœufs.

La partie sud du Tchad, au climat plus clément et à la végétation plus abondante, attire depuis longtemps les éleveurs des zones sahéliennes désertiques du nord, et est une région de transhumance.

En 2021, « les affrontements auraient fait 309 morts et 182 blessés, déplacé plus de 6 500 personnes, entraîné la destruction de biens et de moyens de subsistance, et provoqué de très fortes tensions entre les communautés », a souligné l’ONU dans un rapport publié en décembre dernier.

Tchadanthropus-tribune avec AA.

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