ll s’est tenu ce 4 décembre un conseil ordinaire des ministres. Le Conseil a examiné et adopté le projet de loi portant budget général de l’État pour l’exercice 2026.

 

Le projet de Loi de finances pour l’exercice 2026 prévoit en recette 2 255 milliards de francs CFA et en dépense 2 529 milliards soit un gap de l’ordre de 274 milliards de franc CFA.

 

L’élaboration de ce texte est marquée au niveau national par le lancement, les 10 et 11 novembre 2025, à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis, du Plan national de développement « TchadConnexion2030 ».

 

‘’Ce projet de loi de finances 2026 prévoit une augmentation d’au moins 50% des budgets alloués à toutes les structures sanitaires’’, d’après l’ATPE. Il soutient résolument le secteur privé ; l’amélioration du climat des affaires ; la simplification administrative ; la digitalisation des rapports entre le secteur privé et les grandes régies de l’ administration ; le renforcement des politiques en faveur du capital humain, avec une augmentation des ressources accordées à l’Education nationale et à l’Enseignement supérieur, notamment les centres de formation, les nouvelles universités et la formation professionnelle.

 

Il accorde également des ressources ‘’importantes’’ à la réalisation des infrastructures socio-économiques par la construction des routes et des ouvrages de franchissement.

 

Sur le plan économique, le projet de Loi de Finances 2026 s’inscrit dans un contexte de transformation de l’ économie et du renforcement de son attractivité.

 

‘’La croissance du PIB atteindra 5,8 % en 2026, contre 4,3 % en 2025, conformément au PND « Tchad Connexion 2030 ». Cette progression sera favorisée, d’une part, par l’essor du secteur non pétrolier, porté par les investissements dans l’agriculture, l’élevage, les industries, les infrastructures et les services ; et d’autre part, par l’augmentation de la production pétrolière grâce à la mise en exploitation de nouveaux champs par la CNPCIC et PERENCO’’, détaille l’Agence publique.

 

Au titre des recettes, l’élargissement de l’assiette, l’interconnexion des différents systèmes des régies et la généralisation de la facturation électronique normalisée, permettraient de mieux mobiliser les ressources publiques. Dans cette perspective elles sont composées de :

 

• 1 074 milliards de francs CFA de recettes hors pétrole contre 1 023 milliards de francs CFA en 2025 ;

 

• 780 milliards de francs CFA de recettes pétrolières contre 994 milliards de francs CFA en 2025 ;

 

• Et de 401 milliards de dons contre 404 milliards de francs CFA en 2025.

 

Il est à noter que les recettes minières provenant de l’antimoine et de l’or sont prises en compte dans le projet de loi de finance 2026, renseigne l’Agence.

 

En ce qui concerne les dépenses, les prévisions globales affichent une »augmentation substantielle » de 9% par rapport à l’année dernière.

 

Ce projet de budget accorde un »soutien important » à la décentralisation et aux politiques sociales, tout en mettant l’accent sur le développement du capital humain et des infrastructures.’’ Ainsi, les dépenses totales d’investissements atteignent 1 171 milliards pour traduire l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre le PND « TchadConnexion2030 ».

 

Les actions suivantes marqueront notamment l’année 2026 :

 

• L’entretien des infrastructures éducatives, notamment la réfection des Lycée Félix Eboué de N’Djamena, Jacques Moudeïna de Bongor et Franco Arabe d’Abéché ;

 

• Le recrutement des agents à la fonction publique et dans différents départements ministériels ;

 

• La création et le renforcement de centres de Dialyse à l’Hôpital Moderne de Ndjamena, à Abeché, Moundou;

 

• La construction progressive des bureaux des agents de commandement dans les sous-préfectures et des Maisons d’arrêt à Abéché, Faya et Koro Toro et celle du palais de Justice de Ndjamena.

 

Au titre des financements et de la trésorerie, le projet de Loi des Finances pour l’exercice 2026 présente un solde global avant financements de 275 milliards de francs CFA. Il prend en compte les amortissements, les remboursements de prêts bancaires octroyés aux établissements publics et les déboursements FMI, la non-accumulation des arriérés des exercices précédents et les Instances de paiements du Trésor de moins de trois mois. Ils incluent également des prêts projets, des appuis budgétaires et l’émission de titres et d’éventuels emprunts.

 

A titre comparatif, le budget de 2025 est de 2480,8 milliards et n’est pas déficitaire.

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