Une plateforme de 14 partis politiques et 2 personnalités ressources a été mise en place à N’N’Djamena.

 

Les propos de Mr Rakhis Ahamat Saleh

 

PROPOS DU COORDONNATEUR, PORTE-PAROLE ADJOINT

RAKHIS AHMAT SALEH

Mesdames et Messieurs les Présidents et Secrétaires généraux des partis politiques amis,

Mesdames et Messieurs illustres Invité(e)s,

Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Militantes, Militants des partis politiques et Citoyens engagés, membres de COP,

Camarades et Amis,

Le Tchad, notre beau pays, notre patrie, après plusieurs années d’une gestion calamiteuse qui a installé le pays dans un gouffre sociopolitique insondable, depuis huit mois vit dans une situation d’absence de l’État de droit ce, dans une démocratie de façade qui se caractérise par le déni ostensible des droits démocratiques et des libertés où la déliquescence des institutions de l’État est à n’en point douter faisant du Tchad un État failli qui tend la sébile partout. Comme l’on devrait s’y attendre, le cafouillage, le tâtonnement dans la prise des décisions importantes dénotent d’un amateurisme notoire sur fond de népotisme et de clientélisme politique. Ce qui laisse place à la recrudescence accrue du communautarisme belliqueux et la mise à mal de la construction nationale ; la tolérance des pratiques perverses (gabegie, corruption, détournement des biens publics, absence de conscience citoyenne et professionnelle, etc.

Mesdames et Messieurs, chers concitoyens, aujourd’hui, notre pays demeure dans l’incertitude et l’imbroglio militaro-politique avec :

 

  • La mise en place des organes de transition sur la base du népotisme et du clientélisme politique ;

 

  • La mise en place d’une transition non inclusive, sabordant la nécessité d’une transition consensuelle et apaisée, entrainant la défiance de pans entiers de la population et des acteurs politiques et sociaux vis-à-vis du CMT et des organes mis en place par ses soins ;

 

  • La menace permanente de reprise des hostilités militaires du fait de la mauvaise gestion (gestion clanique et familiale) de la problématique de la rébellion armée ;

 

  • Le risque avéré de l’effondrement de l’État et d’un chaos généralisé.

 

Face à un tel contexte sociopolitique aussi dangereux pour la stabilité et la sécurité nationale et sous régionale, une réponse politique nationale à la hauteur de l’ampleur de la situation s’impose aux acteurs politiques et sociaux responsables. C’est ainsi que, conscients :

 

  • des graves périls qui minent la Nation tchadienne : l’insécurité, la corruption, le bradage des ressources naturelles, le règne de l’arbitraire, l’injustice et l’impunité, le clientélisme, la mauvaise gouvernance, la détérioration continue de la situation économique et sociale, la pauvreté extrême de nos populations, les inégalités, les conflits intercommunautaires, les rébellions permanentes, etc.

 

  • seule l’unité des forces vives de la nation, peut garantir un changement démocratique, l’État de droit et le vivre ensemble,

 

Profondément préoccupés par le développement de la transition militaire actuelle et par sa mauvaise organisation qui ne tient pas compte des perspectives, de sortie efficace de crise, il fallait que les idées convergent pour une lutte d’ensemble et efficace à même de créer un rapport de force politique incontournable à l’effet d’arriver à l’objectif. C’est dans la trame de ce socle d’intérêts communs et du respect strict des valeurs républicaines et le souci ultime de sauvegarde de la démocratie en tant que base de normalisation de la vie politique, de la stabilité institutionnelle, du développement économique et de l’essor des conditions économiques et sociales des populations Tchadiennes et du respect des droits humains comme un élément essentiel du vivre ensemble, que nous avons convenu le 23 décembre 2021 d’un protocole d’accord ayant acté officiellement la mise en place  de « Convergences des Organisations Politiques » sous l’acronyme COP.

 

En effet, COP est une plateforme opérationnelle, composée des forces structurées et des personnes ressources engagées, désireuses d’améliorer consensuellement et inclusivement la situation sociopolitique actuelle. C’est pourquoi, en tant que cadre de convergences des idées et de lutte démocratique et républicaine, COP est ouverte à toute organisation politique ou personne consciente de la dérive politique actuelle et de ses conséquences.

Mesdames et Messieurs,

Sous la coupe d’une coordination, COP est ainsi bâtie sur des valeurs et principes s’inscrivant dans un plan d’urgence à court terme consistant à :

  • regrouper les différentes énergies en vue d’agir ensemble pour un véritable État de droit au Tchad ;
  • œuvrer pour l’organisation d’un véritable dialogue national Inclusif et souverain afin de sortir le Tchad de la crise multidimensionnelle (politique, militaire, économique, sociale, culturelle,…) actuelle ;
  • Enfin, présenter une offre politique alternative à même de mettre effectivement en place une véritable transition consensuelle, inclusive et apaisée seul gage d’une reconstruction effective de l’état et de la nation.

Ceci étant, dans une perspective programmatique dynamique et active axée sur des sujets ou problématiques politiques nécessitant une analyse spécifique, en vue d’appréhender ou d’agir conséquemment, des groupes de travail sont mis en place et actuellement opérationnel mais ouvert à tout citoyen et organisation politique ou sociale désireux d’intégrer ou de faire de proposition.

 

Mesdames et Messieurs, chers concitoyens, vu le danger imminent qui guette notre pays, l’heure de la convergence s’impose à nous et nous devrions nous engager plus pour éviter à notre pays et nous-même en tant que peuple, une autre souffrance que celle dont nous avions souffert depuis plus de soixante ans.

Je vous remercie.

 

Le discours linéaire de Mr Salibou Garba

 

PROPOS DU COORDONNATEUR, PORTE-PAROLE

Salibou GRABA

 

Mesdames et Messieurs les Chefs de partis politiques,

Mesdames et Messieurs les Invités,

Mesdames et Messieurs les Représentants des médias nationaux et internationaux,

Mesdames et Messieurs les Militantes et Militants des partis politiques membres de Convergences,

Camarades et Amis,

Je voudrais, au nom des camarades et amis qui ont discuté et travaillé pendant plusieurs mois, vous remercier d’avoir bien voulu prendre part à cette modeste cérémonie de lancement des activités de « Convergences des Organisations Politiques », COP, aboutissement de ces échanges. Votre présence traduit l’intérêt que vous portez à la situation délétère de notre pays et surtout votre souci de contribuer à en sortir.

Étant au tout début de la nouvelle année, je voudrais également vous adresser, à chacun de vous et à vos familles respectives, mes meilleurs vœux de santé et de réussite dans vos activités. Que l’année 2022 soit pour notre pays le Tchad, une année de la paix retrouvée et de la réconciliation.

Mesdames et Messieurs,

Chers camarades et amis,

Notre pays, suite au décès tragique et inattendu du Président Idriss DEBY ITNO, est entré dans une période de tous les dangers, à l’instar d’une cocotte-minute dont le couvercle a sauté. Il fallait, non seulement éviter son implosion du fait de l’accumulation de profondes frustrations qui se manifestent notamment à travers les innombrables conflits intercommunautaires, mais aussi saisir cette occasion aussi tragique soit-elle, pour reconstruire l’État tchadien, relancer notre démocratie transfigurée et rebâtir les fondements d’une nation forte.

L’initiative de créer la plateforme « Convergences des Organisations Politiques » découle de la forte demande exprimée, tant par les partis politiques que par la société civile et les tchadiens de tout bord, de voir s’instaurer une synergie dans les actions menées çà et là, afin de leur donner plus d’efficacité dans la quête d’une transition apaisée. Notre rencontre de ce matin précède ainsi une série d’actions qui suivront, dans la dynamique du processus de mise en place de cette synergie indispensable tant recherchée.

En effet, nombre d’organisations et personnes ont exprimé leur désir de faire partie de « Convergences », mais ne sont pas en ce moment avec nous pour des raisons de calendrier. Par ailleurs, certaines plateformes ont exprimé le désir de collaborer avec notre coalition. Il restera donc à établir des passerelles de communication en vue d’envisager des actions complémentaires et/ou communes.

Nul besoin de vous dire que la situation dans notre pays est dangereusement explosive, tant les affrontements intercommunautaires, dont les conflits éleveurs/agriculteurs, résultats d’une administration territoriale et d’un appareil judiciaire défaillants et corrompus, endeuillent chaque jour, dans les quatre coins de notre pays.

Chaque semaine, les diplômés sans emploi, les retraités, les veuves, tous les laissés-pour compte, chaque jour plus nombreux, battent le pavé pour se faire entendre, bravant les tirs de gaz lacrymogènes, et même les tirs à balles réelles. Peut-on alors être surpris que les statistiques mondiales fassent du Tchad le pays où les populations sont le plus stressées ?

Un tel environnement constitue évidemment un terreau d’éclosion et de développement de toutes les violences, des conflits intercommunautaires évoqués plus haut, aux rebellions armées, voire au radicalisme religieux.

La disparition du Président Idriss DEBY-ITNO, aussi tragique doit-elle, devrait être une opportunité pour que les Tchadiens redéfinissent un nouveau contrat social pour restaurer la paix, reconstruire l’État déliquescent et rebâtir une nation en lambeaux. Hélas ! Avant même l’annonce de la mort du Président Idriss DEBY, les militaires se sont emparés du pouvoir en violation de la Constitution, pour consacrer une dévolution militaro-dynastique du pouvoir, avec la bénédiction de la puissance tutélaire, la France. Pour berner l’opinion, les putschistes, leurs mentors et soutiens clament en cœur leur volonté d’organiser un dialogue national inclusif, reprenant la revendication que l’opposition et la société civile ne cessent de réclamer depuis deux décennies, en vue de légitimer une transition qui devrait être inclusive, consensuelle et apaisée, dans les quatre-vingt-dix jours.

Aujourd’hui, même les plus crédules déchantent : les décisions et actes du Conseil Militaire de Transition se situent dans la continuité, voire dans l’aggravation de la gestion calamiteuse du Président Idriss DEBY et du MPS.

Rien d’étonnant, dès lors que le pouvoir est confisqué par les héritiers du défunt Président, héritiers biologiques et héritiers politiques, auxquels se sont joints quelques pêcheurs en eaux troubles. La gabegie, la corruption, ainsi que la dilapidation des ressources nationales sur fond de népotisme et de clientélisme politique se poursuivent et s’intensifient : les prédateurs les plus expérimentés encadrent les jeunes loups. La transition post-Idriss DEBY bat de l’aile :

  • Les autorités auto-proclamées se comportent comme légitimes, usant et abusant de toutes les prérogatives d’un pouvoir élu.
  • Les organes mis en place sont constitués exclusivement des laudateurs du défunt Président et de la junte ; le gouvernement est ainsi constitué, tout comme le Conseil National de Transition (CNT) où l’opposition réelle ne représente que 1%, alors qu’elle était de plus de 15% dans la IIIème Législature, la sélection ayant été faite sur la base de l’allégeance au CMT et des liens de parenté avec les membres de cet organe. Adieu Inclusivité, adieu consensus national !
  • Les fissures au sein des clans qui contrôlent le pouvoir sont devenues béantes et profondes. Si on n’y prend garde, après les descentes musclées dans les domiciles de tel ou tel dignitaire, les rues et quartiers de N’Djamena vont connaître des courses-poursuites à l’arme lourde.

La préparation du dialogue national inclusif qui devrait définir les fondations du Tchad nouveau est atteinte d’inquiétants hoquets :

  • Le Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif (CODNI) est rigoureusement encadré par les soutiens de nouvelles autorités (membres du gouvernement, membres des cabinets du Président du CMT et du Premier Ministres, militants du MPS et partis politiques et des associations affiliées ou ayant fait allégeance) ; les Sous-comités techniques et les cellules spécialisées sont hermétiquement verrouillés. Les conclusions des débats et les décisions prises en plénière, si elles s’écartent des directives du CMT et du gouvernement, sont purement et simplement retirées des rapports finaux.
  • Les pré-dialogues organisés à l’intérieur ont été de pures mascarades : sur 100 participants pour chaque département, 2 places seulement sont accordées aux partis politiques, l’une attribuée d’office au MPS. Malgré ce verrouillage, le MPS et ses supplétifs se sont livrés à des tripatouillages des rapports de synthèse.
  • La mise en place du Comité Technique Spécial (CTS) consacré aux mouvements politico-militaires intrigue par sa composition, uniquement des parents des principaux dirigeants de ces mouvements, faisant suspecter légitimement le CMT de rechercher plutôt des ralliements à travers des négociations familiales et la corruption, et non de véritables diagnostics des causes profondes de la crise endémique de notre pays, pour y trouver des solutions pérennes.
  • Le CMT et le gouvernement peinent à prendre des mesures préalables de décrispation indispensables (cessez-le-feu, amnistie, libération des détenus, respect des libertés publiques, etc.). La liste des condamnés à amnistier laisse tout simplement pantois : comment comprendre que des personnalités, à qui les émissaires du CTS ont rendu visite là où ils résident, soient exclues du bénéfice de l’amnistie ? Malgré les rafistolages opérés çà et là, tout laisse entrevoir d’énormes difficultés dans l’organisation du pré-dialogue réclamé par les mouvements armés.

Tous ces louvoiements et atermoiements conduisent immanquablement au non-respect du délai de 18 mois retenu pour la durée de la transition : tensions donc en perspective avec la communauté internationale.

Plus inquiétants sont ces nuages qui s’amoncèlent dans le ciel tchadien. Un membre du gouvernement a dit, s’adressant à des partenaires internationaux, que « nous Tchadiens et vous communauté internationale sommes embarqués dans le même bateau, on réussira ensemble ou on échouera ensemble ». Son interlocuteur international de lui rétorquer : « Nous sommes là pour vous accompagner si vous faites de bonnes choses, si vous allez dans la bonne direction ; en revanche si vous prenez le chemin de l’enfer, nous ne vous accompagnerons pas, nous vous laisserons y aller seuls ». On ne peut pas être plus clair.

Les patriotes membres de Convergences sont déterminés à agir résolument pour contribuer, de concert avec les autres acteurs, à conjurer ces périls qui paraissent inéluctables. Pour ce faire, nous suggérons fortement que :

  • Les autorités auto-proclamées de cette phase de la transition œuvrent plus sincèrement, et dans la transparence, à la réussite du pré-dialogue avec les politico-militaires, d’abord en traitant avec sérieux les questions préliminaires de décrispation, puis en adhérant à des modalités susceptibles de permettre des débats sereins, contradictoires et féconds.
  • Les autorités actuelles, avec le soutien et une implication plus forte de la communauté internationale, mettent en place un Comité préparatoire de ces grandes assises tant attendues, un Comité paritaire, réellement équilibré où toutes les parties prenantes (pouvoir auto-proclamé, politico-militaires, opposition démocratique et société civile) pourront dégager de véritables consensus nationaux pour organiser et gérer cet important et fondateur forum.

Soyons clairs : les organes mis en place par le CMT, essentiellement monolithiques dans leurs compositions politiques, n’offrent aucune garantie d’impartialité, gage de la paix, dans la conduite du dialogue et de la transition. La communauté internationale, parraine de ce processus, devrait s’impliquer davantage afin que soit créé un cadre plus consensuel et inclusif chargé de préparer ce dialogue.

Convergences, qui entend participer à ces assises, si elles présentent des caractéristiques d’inclusion, d’équilibre et de sérieux, loin des multiples et diverses manipulations de bas étage dont nous a habitué le régime, a déjà constitué en son sein des groupes de travail pour étudier et faire des propositions constructives pour un Tchad réconcilié avec lui-même et tourné vers la paix et un développement harmonieux. Ce sont, entre autres sujets :

  • L’évaluation des huit mois de transition CMT, au regard des décisions de la 996ème session du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine ;
  • La relecture de la Charte de Transition pour y insérer des dispositions renforçant la démocratie dans le fonctionnement des organes de transition et l’égalité entre les acteurs politiques, futurs compétiteurs, avec notamment des dispositions claires et pertinentes relatives à l’inéligibilité des membres des organes de la transition ;
  • Les orientations de la future Constitution de la Vème République ;
  • Les aménagements à apporter aux lois et processus électoraux pour que ceux-ci soient pour une fois démocratiques, ouverts, inclusifs ;
  • La feuille de route de la transition.

Nous réitérons notre disponibilité à travailler avec les autres plateformes afin de parvenir à une transition réellement inclusive, consensuelle et apaisée. C’est notre leitmotiv.

Nous nous excusons d’avoir été longs, encore que nous aurions pu dire davantage sur la situation délétère de notre pays, une situation qui flirte avec le chaos.

Nous ne terminerons pas sans remercier très chaleureusement, une fois de plus, tous ceux qui ont suspendu leurs différentes activités pour être à nos côtés ce matin. Cela constitue un inestimable soutien qui augure d’une féconde et constructive collaboration.

Merci également aux militants qui n’ont pas ménagé leurs temps et énergie pour que cette cérémonie ait lieu dans des conditions acceptables, malgré toutes sortes d’entraves.

Nous demandons enfin aux autorités auto-proclamées et aux partenaires de la communauté internationale de ne pas rester sourds aux pleurs de larges couches des populations tchadiennes et aux nombreuses alertes et propositions émanant de tous les horizons.

Nous vous remercions infiniment. 

Bonne et Heureuse Année ! 

La Coordination de « Convergences des organisations politiques » comprend :

 

  • Le Coordonnateur, Porte-parole: Salibou GARBA

 

  • Le Coordonnateur, Porte-parole Adjoint : Rakhis Ahmat Saleh

 

  • Le Rapporteur: Max KEMKOYE MAGUERGUES

 

  • Le Rapporteur Adjoint: Ordjei Abderahim Chaha

 

  • Le Chargé de la Mobilisation et de la Communication: Yobom Ben Nati

 

  • Le Chargé de la Mobilisation et de la Communication Adjoint: Keleou BOMBAYE LAOUMBAYE

 

  • Le Chargé des Relations avec les Organisations partenaires: Pasteur Moyadé Naréndoum

 

  • Le Chargé des Relations avec les Organisations partenaires Adjoint : MBaïdessemel Dionadji

 

  • Le Chargé des Ressources Financières et Matérielles: Hamit Mouctar Charfadine

 

  • Le Chargé des Ressources Financières et Matérielles 1er Adjoint: Hassan Hissein Timan Haggar

 

  • Le Chargé des Ressources Financières et Matérielles 2ème Adjoint: Abanga Brahim Barka

 

Fait à N’Djamena, le 21 décembre 2021

 

Pour l’Assemblée,

Le Rapporteur

 

        Max KEMKOYE MAGUERGUES

Tchadanthropus-tribune

937 Vues

Vous devez vous connectez pour pouvoir ajouter un commentaire