Nous portons à la connaissance de l’opinion Nationale, de la situation très grave pour  l’agriculture tchadienne en générale et la filière coton en  particulier. En effet, les responsables d’olam  après avoir arrêté l’huilerie, et vendu  les graines qui servent  à produire l’huile et tourteaux  (pour les bétails) ,  ces  derniers  ont importé 8000 tonnes des semences  de Cameroun,  autres (IRMA Q302) que celles qui sont utilisées au Tchad sans  autorisation des autorités en charge de l’agriculture ,ni se conformer à la  réglementation, en  vigueur .

Faut il  le rappeler, l’importation des semences obéit a un protocole stricte,  les réglementations sur l’importation sont établies pour essayer de protéger un pays contre l’introduction d’organismes nuisibles ( Toute espèce, souche ou biotype de végétal, d’animal ou d’agent pathogène nuisible pour les végétaux ou produits végétaux qui pourraient se trouver dans les semences importées. Lors de l’importation de végétaux (dont la semence dans le sens le plus large du terme) et produits végétaux, il est capital de réduire au minimum le risque d’introduction des organismes nuisibles particulièrement dangereux (organismes de quarantaine). Pour ce faire, l’Etat veillera à ce que toute importation de semences se fasse dans le respect des principes et des normes de la convention internationale sur la protection des végétaux et de la réglementation nationale en la matière.  De plus le Tchad dispose d’une Loi relative aux semences et plants d’origine végétaux (la loi 16  du 15 novembre 2016).  A l’instar d’autres pays au monde, la loi 16  relatives aux semences et plants d’origines végétaux encadre strictement l’introduction des semences dans notre pays afin d’exclure  tout risque pour l’alimentation des hommes  et des animaux et de garantir la santé, la qualité des récoltes  et la protection de l’environnement.

Or  les responsables d’Olam, ont foulés  cette loi, en introduisant  des nouvelles  variétés de semences sans un avis  préalable du ministre en charge de l’agriculture.  En outre les responsables D’olam nargue, le ministère en charge de l’agriculture  qui  a  demandé de mettre en quarantaine les semences importées, jusqu’à l’application  strict du protocole définit par la loi 16 (ce qui prendra minimum 2 à 3 ans) lors d’une réunion qui s’est tenue le 08 mai 2019  au ministère du commerce, dont l’ordre du jour est la question  des semences introduites sans une autorisation. Aussitôt  après la réunion, le DG   d’olam a  instruit tous les chefs des zones de distribuer rapidement les semences  importées aux cotonculteurs.

De toute manière les risques  encourus à travers cette opération sont très graves que ça soit  sur le plan santé, environnement et même la qualité du coton que nous aurons à l’avenir alors qu’il est un secret pour personne que le Tchad notre Pays produit la meilleur qualité du coton et ceci est reconnu de tous.

L’histoire des effets dévastateurs provoqués par l’introduction d’organismes de quarantaine est longue, de la cochenille du manioc en Afrique de l’Ouest au grand capucin en République-Unie de Tanzanie. Ces maladies ont résistés pendant des décennies  et jusqu’à nos jours on n’a pas pu  les éradiquer.

Les semences peuvent introduire des organismes de quarantaine dans un nouvel environnement où il n’existe pas d’ennemis naturels. Pratiquement tous les pays dans le monde disposent de réglementations, élaborées sur une base scientifique, sur l’importation et l’exportation des semences et des autres matériels de propagation, et dans le cadre de la Convention internationale pour la protection des végétaux.

Au Tchad  sommes nous conscients de ces risques ?  A quoi servent nos lois  si nous ne les appliquons pas ?

il s’agit ici d’une question de notre souveraineté qui est bafoué  par Olam,  aucun pays au monde n’accepte  qu’on y importe de telle quantité des semences de manière « sauvage » dans son territoire.

Nous en appelons à  l’implication  personnelle de son Excellence  Monsieur le président de la république  pour l’application stricte de la Loi 16  du 15 novembre 2016, relative aux semences et plants d’origines  végétaux dans l’intérêt de notre Nation et de notre agriculture.

Car non seulement cette importation risque introduire des maladies dans notre agriculture y compris pour les autres cultures et autres zones mais aussi et également de détruire notre écosystème.

Nous attirons  l’attention gouvernement sur la  gravité de cette situation car après  ça sera tard.

Et que les auteurs de cette introduction sans  autorisation seront traduient en justice et punis conformément à l’article 52  de la dite loi, qui stipule que «  est puni d’une peine d’emprisonnement de six (6) mois  à un (5) ans et d’une amende de dix mille (10.000) francs CFA à trois millions (3.000 000) de francs  CFA, quiconque importe ou exporte des semences sans autorisation ou déclaration préalable en violation des dispositions de la présente loi »

Au Tchad, deux variétés sont conseillers aux producteurs pour leur qualité productive en fibres :

  • STAMF sur la rive droite du Logone ;
  • A51 sur la rive gauche du Logone.

Nous osons dire qu’à travers cette opération Olam veut ternir l’image de notre pays et en suite dévaloriser d’avantage notre coton afin d’en acheter moins cher.

Sinon comment comprendre que  les responsables  d’olam  vendent 12.000 tonnes  des graines issus du coton  tchadien  qui devraient servir  des semences et d’en  importer d’autres( IRMA,Q302)  sans autorisation préalable, ni respecter la règlementation  du pays ?

 Ne peut-on pas s’interroger  lorsque les responsables d’olam  ont vendu par anticipation 22.000 tonnes  de coton  fibre  de la production de l’année prochaine( 2020) a leur groupe mère Olam International alors que le cotontchad a  plus d’une cinquantaine des clients groupes internationaux. Il n’y a pas un délit d’initier ?

Correspondance particlière

Tchadanthopus-tribune

 

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  • Cette correspondance est truffée de fausses informations d’une part. D’autre part, les explications techniques des responsables d’Olam sont passées sous silence. Ladite correspondance a l’allure d’un règlement de compte qui tire sa source dans la guerre ouverte qui a caractérisé la selection d’un preneur de la cotontchad. Ceux qui ont raté ce marché juteux ne dorment pas et usent de tous les moyens pour décrédibiliser Olam. A N’Djamena ils multiplient des tours nocturnent dans les redactions. Attendons de voir Olam à l’oeuvre que de verser dans des jugements hâtifs. A côté des démarcheurs de Geo-coton, la multinationale française en faillite qui a perdu face à Olam, se trouvent des prédateurs qui voulaient faire de la cotontchad un éternel estomac des subventions qu’ils empochent au grand dame des cotonculteurs qui retrouvent le sourire avec Olam depuis que cette entreprise commence à payer les 7 années d’arriérés de leur coton.

    Commentaire par moussaye avenir de la tchiré le 13 mai 2019 à 20 h 23 min