Par un message lu à la télévision nationale, il est demandé aux Tchadiens de ne pas circuler entre 19 h et 6 h du matin. Un couvre-feu est imposé aux Tchadiens par cette période de grande sensibilisation. Mais, faut-il de nos jours imposer aux citoyens d’un pays une contrainte sans pour autant lui expliquer de manière cartésienne le pourquoi du comment ?

Joint par la rédaction, un membre du staff du ministre de la Santé évoque la raison qu’en pays chaud, le virus circule facilement le soir quand la température redescend et stagne en journée, car le thermomètre frôle les 50 degrés.

Pourtant, de toutes les explications scientifiques qui circulent un partout, on fait dire que la chaleur n’arrête le Covid -19 qu’au-dessus de 60° pas en dessous.

Plusieurs voix de scientifiques se sont levées pour sensibiliser l’Afrique à prendre des mesures sans écouter la version de la chaleur.

Il faut penser dans le cas d’espèce au facteur organisation qui fait que le ministère de la Santé doit comme le font d’autres pays avoir un personnel qualifié dans toutes les régions du pays et travailler région par région à recenser les malades contaminés, puis faire face au grand nombre de contaminés selon leur région et déclencher les interventions nécessaires. Les autorités du régime Déby mettent en avant la ville de N’Djamena et oublient de savoir qu’il y ‘a d’autres Tchadiens ailleurs puisqu’elles n’en parlent même pas.

Pire, il y a un constat de gestion catastrophique des personnes contaminées, ou sont susceptibles de porter le virus. Le Mano à Mano entre le ministère de la Santé et le responsable de l’agence de voyage STTL doit interpeler. Un 1er communiqué pour démentir le ministère de la Santé, et après pression la direction de l’agence de voyages revient sur son démenti.

Comment fait-on pour réagir plusieurs jours après constat ? Parce qu’il n’y a aucune réflexion sur la manière de contrôler le flux de la population, et les capacités de réactions sont toujours moites. On prend tout à la légère, si ce n’est de venir faire de la lumière sur soi devant les caméras de la télévision.

Aujourd’hui, en dehors des cas comptabilisés au niveau des hôpitaux, aucune campagne n’est faite pour recenser les personnes contaminées. Que sait-on de l’évolution du virus dans notre pays ? Rien.

Voilà, quand on improvise, on finit toujours par se retrouver dans une vitesse qui n’est pas la bonne. Prions juste pour nos compatriotes à ce que cette pandémie n’éclabousse pas notre société, sinon, sans faire attention, le pire est à prévoir.

Tchadanthropus-tribune

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