Pour faire comme ailleurs, les autorités de la 4e république font des annonces plus que creuses alors que sur le fond, il n’y a rien à faire.

Le ministre des Finances affirme qu’il réduira de 50 % la patente de l’IGL aux entreprises.

Que le ministre des Finances Taher Hamid Nguilin explique aux Tchadiens quelle activité économique il y a eu ces derniers temps pour avancer ces affirmations.

Les entrepreneurs tchadiens sont touchés bien avant la crise Coronavirus par une situation latente à l’intérieur du pays, car plusieurs d’entre elles étaient aux arrêts à cause d’une ardoise de dette intérieure plus que colossale. Il n’y a que les entreprises mastodontes sponsorisés par le régime MPS à l’instar de SOGECT, Almana, Wadi Koundi entre autres, qui émergent sur la scène nationale.

En principe, l’État doit complètement suspendre plusieurs taxes y compris la patente sur une période afin de permettre aux petites et moyennes entreprises de se structurer. L’annonce d’une réduction à hauteur de 50 % de la patente et de l’IGL ne servira que ces mastodontes cités ci-haut.

Au lieu d’établir une perfusion pour les entrepreneurs, l’État doit revoir sa stratégie et débloquer une ardoise colossale pour la relance de l’économie soumise aux divers aléas de la mauvaise gouvernance et les rentes du pétrole dont le prix au niveau mondial vient encore de dégringoler. Si aujourd’hui personne ne feint de résister parce qu’au niveau mondial la solidarité et l’aide sont accrues, rien ne dit que les choses ne seront pas catastrophiques dans un avenir bientôt.

On ne peut pas demander à une entreprise qui n’a eu aucune activité de venir payer des taxes par ce temps de crise mondiale.

Taher Hamid Nguilin est un technicien des finances. Il a l’expérience acquise depuis la BEAC jusqu’au ministère qu’il dirige actuellement. Il ne doit pas suivre l’extase de son patron sur des annonces qui n’ont que d’effets, sachant fortement que les entrepreneurs tchadiens ne pourront jamais tenir longtemps, quelles qu’en soient les faveurs accordées par bribes. Il leur faut une vraie relance, sérieuse et accrue.

C’est pourquoi les annonces faites çà et là semblent trop creuses par rapport aux réalités des entreprises sur place.

Tchadanthropus-tribune

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