Il est très difficile de vouloir faire du forceps quand on n’a pas les moyens, du moins c’est ce qu’ont a fait avaler aux Tchadiens pendant longtemps, que le Tchad n’a pas d’argent, et que l’État est pauvre.

Ce mardi 14 avril au soir, Idriss Déby a fait ce que la plupart des États de par l’Afrique, et de par le monde ont fait aux citoyens de leurs pays, certains mieux lotis, avec des penseurs ayant déjà établi le calcul du déficit budgétaire, et les carences à l’économie qu’engendre le Coronavirus. Mais au Tchad, avec le régime MPS, a-t-on fait la mesure de la balance ? a-t-on demandé au patronat, aux entreprises, aux entrepreneurs, aux techniciens du domaine économique, au secteur bancaire, de réfléchir pour cordonner ensemble comment faire ? On fait le constat du copier-coller sachant que rien ne pourra se faire de manière correcte et discipliner.

Ceux qui boivent ce que dit Déby même quand il rote vous diront alléluia… Certes tout ce qui est gratis fait plaisir, mais comment arriver à satisfaire tout le monde ?

Il faut être attentif à cette annonce choc sur les factures d’eau et d’électricité ? Qui sont ceux qui verront leur facture pris en charge et jusqu’à quel montant ? Est-ce que l’État ne fixera pas une limite de montant et à ce moment la différence est payée par vous ? 

Dans son allocution, si Idriss Déby a voulu satisfaire tout le monde et après faire la publicité de son offensive Boko-Haram, il a omis certains cas d’urgence.

  • Pourquoi n’a-t-il pas pensé rapatrier nos compatriotes étudiants bloqués à l’étranger ?
  • Pourquoi aucun mot sur l’année scolaire, universitaire, l’éducation nationale ?
  • Pourquoi n’a-t-il pas parlé de la capacité de nos hôpitaux si la pandémie prend de l’ampleur. 1638 personnels de santé c’est bien, mais ils vont travailler où et comment ?
  • Comment se fera le mécanisme d’aide aux plus démunis, sachant que la précarité est immense dans notre pays ?

Si Idriss Déby vient de faire son premier discours social approximatif, qu’on dise aux Tchadiens quelle est cette prise en charge de 3 mois d’une électricité qui n’est jamais constante, et dont le citoyen pendant 30 ans de règne jongle avec ça. Alors que le régime de Déby avait eu tous les atouts pour pouvoir doter le pays d’un système énergétique viable.

Où est l’eau potable dont les Tchadiens devront s’en abreuver et que la république Déby devrait prendre en charge pendant 6 mois ?

Un plan de 900 milliards, dont 200 milliards de FCFA, déjà disponible, d’où vient tout cet argent alors qu’à longueur d’année les revendications des syndicats sont toujours foulées au sol sous prétexte que l’État n’a pas d’argent.

Parler bien c’est facile, mais c’est bien pouvoir qui est difficile, disait quelqu’un.

Tchadanthropus-tribune

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