Depuis le 01mai 2013, une chasse aux sorcières est déclenchée par le chef de l’Etat pour mettre au pas l’opposition politique légale tchadienne. Depuis cette date, le pouvoir menace la population et les hommes politiques, les journalistes, les défenseurs des droits de l’homme et même les enseignants chercheurs tchadiens.

Dans cette chasse aux sorcières, les chefs de partis membres de la CPDC sont particulièrement visés. C’est ainsi que  MM. SALEH MAKKI, président du PUR, GALI GATTA NGOTE, secrétaire général de l’UFD/PR, tous deux parlementaires ont été arrêtés. Quant à M. SALEH KEBZABO, Président de l’UNDR , député à l’Assemblée Nationale et au Parlement Africain, chef de file de l’opposition démocratique, absent du pays pour des raisons d’Etat, le Garde des sceaux, Ministre de la justice a demandé et obtenu l’autorisation du Bureau de l’Assemblée Nationale pour qu’il soit écouté. Mais avant que l’autorisation ne soit demandée, une convocation de la police judiciaire lui a été déposée à son domicile.

La représentation nationale dans sa lettre autorisant le garde des sceaux à écouter les députés’ fait noter que "le Bureau de l’Assemblée National ne dispose toujours pas des éléments lui permettant d’apprécier la légalité de la procédure de flagrant délit gagée contre les députés." une telle carence du pouvoir qui affirme "avoir suivi les préparatifs de ce complot depuis le mois de décembre" surprend.

Tout porte à croire que c’est depuis les arrestations opérées  le 01 mai 2013 que le gouvernement tchadien a commencé à constituer le dossier de mise en accusation Par ailleurs, tout le monde sait que le chef de l’Etat M. Idriss Deby dirige personnellement  cette affaire, qu’il oriente systématiquement les enquêteurs vers qui, il veut.

Par sa communication sous la tente au palais présidentiel, il a déjà lu les réquisitoires et prononcé la sentence. Que peut-on encore attendre de la justice tchadienne? La CPDC constate, pour le déplorer que le pouvoir instrumentalise toujours la justice pour régler des comptes à ses opposants. Comme en 03 février 2008, le gouvernement profitant de l’occasion  offerte par un citoyen qu’il connait bien, crée la confusion pour sévir contre la CPDC dont il redoute le sérieux et la ténacité.

Alors que la mise en place d’un nouveau cadre consensuel de dialogue devant poursuivre la mission du Comité de Suivi et d’Appui de l’Accord du13 août 2007 piétine et que la CPDC est en négociation avec lui pour asseoir un tel comité et le doter d’une feuille de route adéquate, le président Déby choisit de l’écraser  La lutte pour l’encrage de la démocratie et pour l’alternance politique pacifique dans notre pays est considérée par le pouvoir comme une menace mortelle, plus dangereuse que la rébellion armée. La CPDC, ayant fait ce choix, devient un ennemi qu’il faut soit abattre, soit affaiblir. D’où l’acharnement des autorités contre elle, à travers certains de ses leaders. La CPDC réaffirme solennellement que cette lutte est un processus irréversible  Elle n’y renoncera pas. Contre vents et marées, la cause du peuple tchadien triomphera.

 

Déclaration liminaire faite devant la presse  par Ganghgnon Mbaibal rapporteur adjoint de la CPDC.

 

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