C’est avec une grande joie que j’ai appris votre consécration aux distinction honorifiques de Maréchal.

Les tchadiens ont toujours montré leur héroïsme aux différents champs de combat. Pour rappel : pendant la seconde guerre mondiale de 1939-1945, 5 de nos compatriotes sur les 15 africains qui ont été décorés par le général de Gaulle en personne ont honoré notre pays. Il s’agit de lieutenant Mouniro de Peni, Koli Yorgui de Moïssala, l’adjudant Doursam Idriss de Bongor, de sergent-chef Nimir de Mongo et du caporal-chef André Kaïlao de bodo.

Aujourd’hui pour vos exploits militaires, notre Assemblée Nationale vous décerne ce titre honorifique, c’est normal.

Ne pas vous reconnaître ce mérite, c’est de la malhonnêteté intellectuelle de ma part. Pour un bref rappel d’histoire :

le 7 juin 1982, vous avez triomphalement conduit les forces armées du nord à N’Djamena.

Le 2 septembre 1983, vous avez vaincu les forces du CDR au combat de Ouadi Fama dont j’ai pris part.

Le 1er décembre 1990, c’est toujours qui avez chassé le président Habré et pris le pouvoir. Aucun homme honnête ne peut vous dénier cette qualité militaire.

Mais président de la république, vous ne valez absolument rien. Vous êtes fait pour être un bon chef de race ou chef de tendance mais président de la république, je demeure toujours votre opposant irréductible. 

AL HADJ GARONDÉ DJARMA

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