Les pays qui apportent leur soutien inconditionnel à la dictature qui sévit au Tchad doivent se rendre à l’évidence qu’Idriss Déby et ses laquais ne changeront jamais. Face à la mauvaise gouvernance et à l’injustice, la population est comprimée à ne pas piper mot sur les carences du système et l’inflation causée par la mafia autour du pouvoir.

En une journée, deux manifestations sont interdites dans la capitale pour des raisons de sécurité. Un alibi toujours mis en avant pour interdire toute voix discordante.

Sur instruction du ministère de la Sécurité publique, le délégué général du gouvernement auprès de la commune de N’Djamena (Adago Yacouba) interdit une soirée de manifestation à la place Fest Africa contre le néocolonialisme français. Un clin d’œil fait contre les derniers bombardements de l’aviation française sur des rebelles tchadiens en l’intérieur de leur pays. La coordination de l’urgence panafricaine du Tchad devrait se soumettre à ce diktat sous peine de répression physique.

Le même jour, le ministre de la Sécurité Abba Ali Salah prend une décision (arrêté) pour interdire la marche du collectif tchadien contre la vie chère. Cette manifestation était prévue pour le 14 mars 2019. Le ministre invite les directions de la police nationale, de la gendarmerie, de la garde nationale et nomade du Tchad d’exécuter cet arrêté, comprenez bien par cela que toute manifestation pour quoi que ce soit sera brimée y compris dans le sang.

Comment une population fait-elle si les produits nécessaires à sa survie au quotidien n’y sont pas, une absence constatée par la faute d’une gent mafieuse qui s’amuse à la rendre rare ?

La pénurie de gaz dans notre pays est la faute de ceux qui gèrent l’approvisionnement de ce produit, et qui de facto fait des affaires d’argent sur le dos du peuple. Sinon comment comprendre qu’un pays comme le Tchad où le pétrole est toujours exploité dans sa zone méridionale manque cruellement de gaz, poussant nos compatriotes à l’angoisse permanents. Jusqu’à quand notre peuple doit supporter les carences de gouvernance de son exécutif sans avoir le droit à la parole ?

Le régime d’Idriss Déby et ses laquais auront toujours peur de la réaction d’une population qui a été pendant longtemps opprimée, et à qui tout droit est enlevé, mais jusqu’à quand ?

La France qui fait un soutien aveugle à une dictature doit se rendre à l’évidence et observer ces manques de démocratie et de liberté. Le jour où ce peuple dira merde, il n’y aura plus place aux regrets, et à la littérature, seuls ses droits compteront.

Tchadanthropus-tribune

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